Barack Obama, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, le 22/12/2010 © Abacapress.com1er janvier à la plage pour Obama
Obama a célébré discrètement le Nouvel An vendredi soir, avec son épouse, leurs filles et des amis, en participant après leur repas à des sketches ou des numéros musicaux sur le modèle des émissions de télévision-crochet.
Publié le 02/01/2011
Obama reprend de la vigueur
Un mois et demi après sa déroute aux législatives, le président américain a engrangé deux victoires majeures mercredi avec la ratification du traité de désarmement START et l'abrogation de la loi imposant aux militaires gays de taire leur orientation sexuelle.
Publié le 23/12/2010
L'homme avec qui Obama va devoir composer
<b> Portrait -</b> John Boehner sera le leader des républicains à la Chambre des représentants, conquise ce mardi par le parti de l'éléphant lors des législatives. Ce farouche opposant du président s'en prend notamment au déficit budgétaire de Washington, qu'il met sur le compte de l'étatisation de l'économie.
Publié le 03/11/2010
Le 112e Congrès des Etats-Unis, issu des législatives du 2 novembre dernier, prend ses fonctions ce mercredi. La Chambre des représentants (ndlr : l'équivalent de notre Assemblée nationale), qui s'occupe notamment des questions de la vie quotidienne et du budget, est désormais sous domination républicaine. Le Sénat, chargé plus spécialement des problèmes de défense et de politique étrangère, reste à majorité démocrate, mais de très peu.
Contrairement à ces deux premières années de mandat, où son parti démocrate était majoritaire dans les deux entités, Barack Obama va donc devoir composer et débuter une cohabitation qui s'annonce compliquée avec les républicains. Leur leader à la Chambre des représentants, John Boehner, devrait être élu au poste de président -dit "speaker"-, dont le rôle dans la politique américaine est très important.
L'assurance maladie dans la ligne de mire
Les premiers débats à la Chambre devraient porter sur les questions économiques. Les républicains, qui disposent donc de la priorité sur l'initiative des projets, ont déjà fait savoir qu'il déposerait chaque semaine un texte pour réduire les dépenses fédérales. Ils vont notamment réclamer que chaque nouvelle dépense créée par une loi soit compensée par la baisse d'une autre. La seule exception porterait sur les baisses d'impôts, que les conservateurs considèrent comme un levier de la relance économique. Les républicains ont aussi l'intention de réduire l'influence de Washington, en mettant fin par exemple au contrôle de l'Etat sur les géants de l'hypothèque Fannie Mae et Freddie Mac ou en gelant l'embauche des agents fédéraux.
Surtout, le parti de l'éléphant ne cache pas que son principal objectif est d'abroger la réforme de l'assurance maladie, obtenue au forceps par Barack Obama l'été dernier après de longs mois de débats et de manifestations et d'hostilité, parfois même de parlementaires démocrates. Un premier vote sur le sujet pourrait avoir lieu dès le 12 janvier.
Comme Clinton ?
Les assauts républicains contre les réalisations de la Maison-Blanche seront toutefois contenus par le Sénat, où les démocrates disposent de 53 sièges sur 100. Face à une possible situation de blocage de certains projets en raison de ce Congrès partagé, Barack Obama, qui se prépare à de longues batailles, a tenté par avance de calmer le jeu en prônant l'union sacrée pour sortir définitivement de la crise économique. "Nous avons commencé à faire des progrès. J'espère consolider ces progrès à mon retour", a-t-il déclaré lundi soir à son retour de vacances. "Je pense qu'il va y avoir des manœuvres politiciennes (...), qu'ils vont jouer pour leur propre camp pendant un certain temps. Mais je suis assez convaincu qu'ils vont reconnaître que notre tâche est de gouverner, de donner du travail aux Américains et d'assurer la compétitivité de l'économie au XXIe siècle, non seulement pour cette génération mais pour la suivante", a-t-il ajouté.
A désormais moins de deux ans de la présidentielle, qui se déroulera en novembre 2012, Barack Obama se retrouve en fait dans une situation connue par plusieurs de ses prédécesseurs. Début 1995, Bill Clinton, alors dans son premier mandat, avait également dû faire face à un Congrès hostile. Il avait pourtant été réélu haut à la main en 1996.
| Obama perd son porte-parole |
Robert Gibbs, porte-parole du président américain depuis sa prise de fonctions en janvier 2009, a annoncé qu'il allait quitter son poste dans le cadre d'un remaniement du premier cercle de proches collaborateurs du locataire de la Maison-Blanche. Il envisagerait notamment de créer sa propre société de conseils et pourrait travailler sur la campagne de réélection de Barack Obama. |
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