© AFP/K. DJANSEZIAN Arizona : culte des armes et appels à la haine
Même si l'on ignore les mobiles du tireur qui a ouvert le feu lors d'un meeting démocrate, cette attaque survient dans un climat politique lourd. La circonscription de Gabrielle Giffords était marquée d'une cible sur une carte des Etats-Unis diffusée par Sarah Palin avant les élections de novembre.
Publié le 09/01/2011
USA: une parlementaire gravement blessée lors d'une fusillade
Une élue démocrate à la Chambre des représentants américaine a été atteinte d'une balle dans la tête lors d'un meeting samedi dans l'Arizona. Elle a été hospitalisée. Par ailleurs, 6 personnes ont été tuées et onze blessées.
Publié le 08/01/2011
USA: le tireur inculpé, la parlementaire dans un état critique
Le tireur qui a grièvement blessé une parlementaire et tué six personnes samedi dans une fusillade dans l'Arizona (sud-ouest des Etats-Unis) a été inculpé dimanche de deux meurtres et de trois tentatives de meurtre.
Publié le 09/01/2011
Fusillade de Tucson : la prolifération des armes mise en cause
Barack Obama était attendu mercredi soir en Arizona pour rendre hommage aux victimes de la fusillade de Tucson. Une tragédie qui met en lumière la prolifération des armes à feu dans le pays, en particulier dans l'ouest américain.
Publié le 12/01/2011
Fusillade en Arizona : Sarah Palin en ligne de mire
Après la fusillade qui a fait 6 victimes samedi en Arizona, beaucoup mettent en cause la républicaine Sarah Palin, devenue l'égérie des ultraconservateurs. Ses méthodes et ses propos entretiendraient un climat politique délétère. Explications.
Publié le 10/01/2011
Tuerie en Arizona : le suspect reste muet
Agé de 22 ans, l'auteur de la fusillade, qui a fait 6 morts et 12 blessés en Arizona dont une élue démocrate, a été appréhendé. Mais face aux enquêteurs, le tireur garde le silence.
Publié le 09/01/2011
Une minute de silence pour les victimes de Tucson
Les Etats-Unis, le président Barack Obama en tête, ont observé une minute de silence lundi en mémoire des victimes de la fusillade qui a fait six morts et 14 blessés, dont une élue du Congrès grièvement atteinte, samedi à Tucson, dans l'Arizona.
Publié le 10/01/2011
Quatre jours après la fusillade qui a coûté la vie à six personnes, Barack Obama, accompagné de son épouse Michelle, s'est déplacé mercredi à Tucson, dans l'Arizona. Il s'est tout d'abord rendu au chevet de Gabrielle Giffords. La parlementaire, grièvement blessée par le tireur fou qui l'avait prise pour cible, semble aller légèrement mieux. Pour la première fois depuis le drame, elle a en effet ouvert les yeux. Le président américain a ensuite rencontré les familles des victimes, notamment celle de Christina-Taylor Green, la fillette âgée de neuf ans qui a succombé sous les balles tirées par Jared Loughner.
Le locataire de la Maison-Blanche a ensuite tenu un discours devant 27.000 personnes réunies dans l'antenne de l'université de l'Arizona à Tucson et dans un stade voisin. Il a tenté d'apaiser la polémique sur la violence du débat politique au Etats-Unis, qui fait rage depuis le drame. "Seul un discours public plus mesuré et honnête peut nous aider à faire face à nos difficultés, en tant que pays, d'une façon qui rendra (les victimes) fières", a-t-il déclaré, "le coeur brisé" par le sort des six morts et des quatorze blessés. "Nous sommes tous Américains, et (...) nous pouvons débattre des idées des autres sans mettre en question leur amour du pays", a-t-il lancé.
"En Christine, nous voyons tous nos enfants"
Visiblement ému, il a régulièrement cité comme exemple Christina-Taylor Green, affirmant qu'elle devait être un modèle pour l'Amérique. "En Christine, nous voyons tous nos enfants. Si curieux, si pleins de confiance, si énergiques et si pleins de magie", a-t-il déclaré, appelant également ses compatriotes à se garder d'"explications simples". "Car la vérité est que personne ne peut savoir exactement ce qui a provoqué ce terrible attentat. Personne ne peut savoir exactement ce qui aurait pu empêcher ces tirs, ou quelles pensées se tapissaient dans les recoins de l'âme d'un homme violent", a-t-il poursuivi.
Plusieurs voix à gauche se sont emparées de l'attentat pour dénoncer l'usage d'images et de métaphores sur les armes dans le discours politique, en particulier chez les ultraconservateurs de la mouvance du "tea party". Mais la figure de l'aile droite du parti républicain, l'ancienne candidate à la vice-présidence Sarah Palin, s'est insurgée contre un tel amalgame. "Les journalistes et les experts, particulièrement dans les heures qui suivent une tragédie, devraient s'abstenir de lancer une chasse aux sorcières qui ne sert qu'à inciter à la haine et à la violence qu'ils prétendent condamner", a-t-elle tonné.
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Arizona : culte des armes et appels à la haine
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