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DOSSIER : Crash du vol Rio-Paris

Crash Rio-Paris : les premières images de l'épave

Edité par
le 04 avril 2011 à 16h48 , mis à jour le 04 avril 2011 à 17h14.
Temps de lecture
3min
Les premières images de l'épave du Rio-Paris, écrasé en juin 2009, et retrouvé en avril 2011 au fond de la mer, présentées par le BEA

Les premières images de l'épave du Rio-Paris, écrasé en juin 2009, et retrouvé en avril 2011 au fond de la mer, présentées par le BEA / Crédits : TF1-LCI

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AmériquesLes opérations de "remontée de l'avion" et des corps des victimes de l'accident du vol Rio-Paris d'Air France, le 1er juin 2009, pourront être lancées d'ici 3 semaines à un mois, a annoncé lundi la ministre des Transports, après la découverte ce week-end de l'épave.

Il faudra encore un peu de patience. L'épave de l'Airbus assurant le vol d'Air France 447 Rio-Paris qui s'est abîmé dans l'Atlantique en juin 2009 au large du Brésil avec 228 personnes à bord et qui a été retrouvée au fond de l'océan sera remontée pour tenter de résoudre le mystère de l'accident. Il faudra pour cela quelques semaines : les opérations de "remontée de l'avion" et des corps des victimes pourront être lancées d'ici trois semaines à un mois, le temps de faire un choix final sur le navire spécialisé dans des telles opérations, a annoncé lundi la ministre française des Transports, Nathalie Kosciusco-Morizet.

Pour l'heure, des photos de débris repérés (notamment les 2 moteurs, une partie de la voilure et les trains d'atterrissage) par un robot sous-marin lors de la 4e phase de recherches en mer depuis l'accident samedi soir, vers minuit heure de Paris, par 3.900 mètres de fond, ont été montrées lundi lors d'une conférence de presse du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA). Cet organisme de l'aéronautique civile enquêtant sur l'accident n'a en revanche pas montré de clichés des corps. "Près de deux ans après l'accident, un espoir arrive pour essayer de la comprendre", a dit Jean-Paul Troadec, directeur du BEA, rappelant toutefois que pour l'heure les boîtes noires n'ont pas été repérées.

Le repêchage des corps, un problème "épineux"

"Trouver, c'est une forme de choc, un moment très important pour tous, pour le deuil, pour la recherche de la vérité, pour la recherche d'une sécurité toujours meilleure dans le domaine aéronautique", a commenté Nathalie Kosciusko-Morizet. On voit notamment sur les photos des moteurs et le train d'atterrissage, des morceaux de voilure et de carlingue posés sur un fond marin plat, une "plaine abyssale" située au nord de la dernière position connue du vol.

Les autorités restent discrètes sur les corps. "Ces corps seront remontés et seront identifiés", a seulement dit la ministre. Cela pose un problème "épineux", a de son côté estimé l'association française Entraide et Solidarité AF447. "Il y a un aspect traumatisant. Cela pose des problèmes d'identification. On ne sait pas dans quel état ils sont", a déclaré à l'AFP Robert Soulas, vice-président de l'association des familles de victimes. "Cela risque de susciter un débat entre les familles qui voudront laisser les corps au fond de l'Atlantique et celles qui voudront les remonter à la surface", a-t-il ajouté, alors que seule une cinquantaine de corps avait été repêchée quelques jours après l'accident. L'Association brésilienne des victimes de l'Airbus A330 d'Air France a quant à elle déclaré qu'il était "très encourageant" d'avoir retrouvé des corps. "Nous allons enfin pouvoir les enterrer."

Un problème des sondes de mesure de vitesse de type Pitot, fabriquées par Thales, qui équipaient les A330 et A340, a été avancé comme une cause possible du crash. Ces petits tubes placés à l'avant de l'appareil givraient à haute altitude. Le BEA pense cependant que cette défaillance, si elle est confirmée, ne suffit pas à expliquer l'accident. La réponse au mystère de cette catastrophe comporte des enjeux judiciaires et industriels. Le constructeur Airbus et la compagnie Air France ont été mis en examen mi-mars pour "homicides involontaires" par un juge d'instruction de Paris.

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  • alexlanissarda : Janexx : comprendre ce qui a pu se passer par exemple.

    Le 05/04/2011 à 14h16
  • janexx : Oui , OK mais çà va changer quoi?

    Le 05/04/2011 à 13h41
  • zgrominet : Euh ... je veux pas dire, et avec tout le respect que j'ai envers les victimes et leurs familles mais c'est limite " Lost " avec les photos qu'ils viennent de publier !

    Le 04/04/2011 à 22h55
  • donfman : Les chercheurs ont définis de grandes zones à sonder, et donc ratissent au fur et à mesure. Vu la taille cela aurait pu durer encore 2 ans c'est à la fois de la chance de le trouver maintenant, à la fois de la malchance de ne pas l'avoir trouvé avant ...

    Le 04/04/2011 à 20h39
  • chelseadido180 : Il faut quand meme dire bravo aux chercheurs

    Le 04/04/2011 à 19h53
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