"Baby Doc" appelle à la "reconciliation nationale"

le 22 janvier 2011 à 07h37 , mis à jour le 22 janvier 2011 à 07h40

Dossier : Séisme en Haïti

L'ancien dictateur qui fait l'objet d'une enquête dans son pays pour crimes contre l'humanité commis sous sa dictature a fait part vendredi de sa "profonde tristesse" aux victimes de (son) gouvernement, lors de sa première allocution depuis son retour à Haïti.

[Expiré] [Expiré] Jean-Claude Duvalier de retour en Haïti (16/01/2011) © AFP / H. Retamal

Dans une brève déclaration prononcée d'une voix faible en français et en créole, l'ancien dictateur haïtien Jean-Claude Duvalier a fait part vendredi de sa "profonde tristesse" aux "victimes de (son) gouvernement" et appelé à "la réconciliation nationale", dans sa première apparition devant la presse cinq jours après son retour au pays. "Me voici pour témoigner ma solidarité en cette période difficile", a-t-il ajouté, un an après le séisme qui a dévasté le pays.

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"Baby Doc", qui fait désormais l'objet d'une enquête dans son pays pour crimes contre l'humanité commis sous sa dictature (1971-86), a appelé les Haïtiens à "la réconciliation nationale" et espéré un "dénouement rapide de la crise politique", près de deux mois après une élection présidentielle contestée. Duvalier, qui est rentré dimanche à Port-au-Prince de 25 ans d'exil en France, semblait avoir du mal à s'exprimer et a quitté la tribune après une  petite dizaine de minutes, laissant la parole à ses avocats. Il n'a répondu à  aucune question. Il s'est dit "favorablement impressionné par l'accueil" qui lui a "été réservé pour cette visite, surtout par cette foule de jeunes" qui n'a pas connu sa présidence.

Vêtu d'un costume bleu rayé, l'ancien "président à vie", âgé de 59 ans,  avait démenti mercredi dans un communiqué vouloir perturber le processus  électoral en cours, comme l'avait déclaré auparavant à la presse un ancien  ambassadeur, Henri-Robert Sterlin, qui se présentait comme son porte-parole. Ce dernier avait assuré que M. Duvalier aspirait à profiter de la crise  politique pour redevenir président. Les résultats du scrutin présidentiel du 28 novembre sont contestés et le  deuxième tour, qui devait avoir lieu le 16 janvier, n'a pu se dérouler du fait de l'incertitude entourant le nom d'un des deux candidats en lice. C'est précisément la date du 16 janvier que M. Duvalier a choisie pour  regagner Haïti.

le 22 janvier 2011 à 07:37
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5 Commentaires

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  • alain-paris, le 22/01/2011 à 18h16

    C'est bien connu : le bon roi n'est pour rien dans les exactions de ses odieux ministres

  • urbacircus, le 22/01/2011 à 18h10

    On croit rêver, il n'a rien à dire.

  • coyotte53, le 22/01/2011 à 17h34

    Je dirais meme ° Bouffi °

  • pdc7854, le 22/01/2011 à 13h20

    La France refuge des dictateurs et soutien de Ben Ali ! Quelle hypocrisie de gouvernement qui par contre tappe sur l'Iran à longueur d'années pour tout et pour rien !

  • a1n2n2e3, le 22/01/2011 à 08h29

    Il est " gonflé " celui-là !

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