La crise européenne de la dette, qui capte l'attention des marchés financiers, détourne quelque peu les regards des lourds problèmes budgétaires américains. L'administration Obama et les républicains se sont pourtant affrontés l'été dernier sur le relèvement du plafond de la dette américaine, alors que la menace d'un défaut de paiement pesait sur les Etats-Unis. Un épisode suffisamment symptomatique pour que l'ancien président Bill Clinton revienne longuement dessus dans son dernier livre, titré en forme d'appel à se retrousser les manches : Back to work. Tout aussi révélatrice est la mésaventure du comté de Jefferson, dans l'Alabama : il s'est déclaré mercredi en cessation de paiement. Certes, il ne s'agit pas du budget de l'une des premières puissances économiques de la planète, mais simplement de celui d'une collectivité locale américaine. Et pourtant, le comté de Jefferson, avec seulement 650.000 habitants, avait réussi à accumuler une dette de plus de 3 milliards de dollars. Explication de ce trou faramineux : le comté avait opté avant la crise financière de 2008 pour un montage financier complexe afin de payer la rénovation de son système de traitement des eaux usées, avec dérivés et taux d'intérêt variable, qui s'était révélé désastreux avec l'éclatement de la crise des prêts immobiliers à risque (les fameux "subprime"). Un cas extrême, mais pas isolé aux Etats-Unis...
Course contre la montre à Rome pour rassurer les marchés
Les sénateurs italiens ont adopté ce vendredi la série de mesures d'austérité réclamée par l'UE face à la crise de la dette, avant un vote samedi de la Chambre des députés. Le prochain gouvernement, probablement dirigé par Mario Monti, pourrait être formé dès dimanche soir.
Publié le 11/11/2011
L'Italie a perdu la confiance des marchés
Imparfaitement rassurées par la démission annoncée de Berlusconi, les Bourses européennes restent fébriles... mais tablent sur l'arrivée à la tête du gouvernement de Mario Monti. Le Trésor italien a réussi à lever 5 milliards d'euros lors d'une émission d'obligations test, mais à un taux record.
Publié le 10/11/2011
Les Bourses chahutées par les craintes italiennes
La démission de Berlusconi n'a que temporairement rassuré les marchés, en raison de l'incertitude qui s'ouvre pour la politique italienne. Les Bourses européennes sont de nouveau fébriles. En attendant un test crucial : le résultat d'une nouvelle une émission obligataire du Trésor italien.
Publié le 10/11/2011
Après Berlusconi, qui sera victime des "bulldozers des marchés" ?
REVUE DE PRESSE - La crise financière menace-t-elle la démocratie ? C'est la question posée par divers journaux après la démission annoncée de Berlusconi, emporté, non par la volonté du peuple italien, mais par celle des marchés. Libération prévient : "Nul n'est plus à l'abri".
Publié le 10/11/2011
Italie : quelle(s) suite(s) pour l'après-Berlusconi ?
Même avec la démission annoncée de Silvio Berlusconi après le vote des réformes budgétaires demandées par l'UE, l'Italie est loin d'avoir réglé tous ses problèmes. Premier chantier : garantir rapidement une stabilité politique pour rassurer les marchés financiers, à l'origine de la chute du Premier ministre.
Publié le 09/11/2011
Berlusconi prépare sa retraite politique... et sa succession
Le chef du gouvernement italien, dont la démission prochaine a été annoncée mardi, déclare qu'il ne se représentera pas en cas d'élections anticipées. Un temps rassurés par l'annonce de sa prochaine démission, les marchés sont pourtant en forte baisse, craignant une instabilité politique.
Publié le 09/11/2011
La Grèce engluée dans la quête d'un gouvernement de coalition
La Grèce est restée samedi engluée dans une crise politique menaçant son maintien dans la zone euro, après le refus du leader de la droite d'oeuvrer à un gouvernement de coalition aux conditions posées par le Premier ministre pourtant prêt à passer la main.
Publié le 05/11/2011
Les gouvernements s'en vont, la crise s'envenime...
La démission désormais officielle de Georges Papandréou en Grèce et celle, annoncée, de Silvio Berlusconi en Italie n'ont pas suffi à désamorcer mercredi la crise dans la zone euro, dont l'éclatement n'est plus un scénario de science fiction. En Europe et aux USA, les bourses ont toutes cédé au pessimisme.
Publié le 09/11/2011
L'Eurogroupe met la pression sur la Grèce et sur l'Italie
Les ministres des Finances de la zone euro exigent que la Grèce s'engage par écrit à respecter les mesures décidées pour assainir ses comptes publics de la Grèce. Rome voit pour sa part débarquer une "troïka" qui rappelle beaucoup celle qui avait examiné les comptes d'Athènes.
Publié le 08/11/2011
L'Europe vue de Chine : "une société en fin de course"
Des lois sociales "obsolètes" et qui "conduisent à la paresse"... Le président du fonds souverain chinois CIC a fustigé ce week-end à la TV l'Etat-providence responsable selon lui de la crise de la dette en Europe.
Publié le 07/11/2011
Dette grecque : deux Français sur trois contre l'augmentation de l'aide
Les Français désapprouvent à 63% l'augmentation de la contribution financière française à hauteur de 15 milliards d'euros, dans le cadre du plan d'aide à la Grèce, selon un sondage Ifop pour Dimanche Ouest France. 89% d'entre eux estiment que la Grèce ne pourra pas rembourser.
Publié le 05/11/2011
C'est donc cette puissance financière fragilisée, encore traumatisée par le quasi-naufrage de son système bancaire en 2008, qui tourne désormais des yeux inquiets vers l'Europe en pleine tourmente. Serait-elle exposée à une contagion ? Et faudrait-il soutenir l'Europe pour l'éviter ? La question est suffisamment sérieuse pour avoir fait débat mercredi parmi les principaux candidats républicains à la Maison Blanche. La promesse de démissionner faite par Silvio Berlusconi n'a pas suffi à rassurer les marchés obligataires : les marchés boursiers américains ont cédé plus de 3% en raison des craintes liées à une contagion des difficultés grecques et italiennes au reste du système financier mondial. Lors d'un débat dans l'Etat du Michigan, Mitt Romney et Herman Cain, qui mènent la course dans les sondages, ont jugé que l'Europe devait trouver elle-même une solution.
"L'Italie a dépassé le point de non-retour"
"L'Europe est capable de régler ses problèmes toute seule. Nous ne voulons pas nous mêler de cela et essayer de renflouer leurs banques et leurs Etats", a déclaré Mitt Romney, ancien gouverneur du Massachusetts. "Les Etats-Unis ne peuvent pas directement faire grand chose pour l'Italie en ce moment, car elle a largement dépassé le point de non-retour", a pour sa part affirmé Herman Cain, ex-président de la réserve fédérale de Kansas City.
Cette image d'une Italie qui aurait "dépassé le point de non-retour" peut avoir de quoi faire frémir les Européens, mais l'idée d'un repli américain pour s'en protéger et regarder le naufrage de loin est pourtant irréaliste. C'est précisément ce que démontre un scénario mis au point par Moody's. L'économie américaine pourrait subir un nouveau choc financier si la crise de la dette de la zone euro touche des pays européens de premier plan tels que l'Italie, a estimé mercredi l'agence de notation. "Toute contagion de ce qui se passe en Europe passerait en premier lieu par le système bancaire", a décrypté Steven Hess, analyste chargé des Etats-Unis. Il a ajouté que cette contagion prendrait la même forme que ce qui s'était passé lors de l'effondrement de la banque Lehman Brothers en 2008, à savoir un gel du marché interbancaire qui aurait des conséquences sur les prêts aux entreprises et aux particuliers, sans avoir besoin pour cela de passer par l'exposition directe des banques à des obligations souveraines européennes.
A ce jour, Moody's a précisé qu'elle ne retenait pas ce scénario et qu'elle s'en tenait à sa prévision de croissance de 1,5% à 2,5% pour la première puissance économique mondiale en 2012. Et pour l'heure, le marché interbancaire ne s'est tendu que de manière marginale. L'agence a souligné que le système bancaire américain était aujourd'hui bien plus solide, après la crise de 2008, qu'avant. Le scénario du pire n'est donc pas le plus probable, mais ce n'est plus de la science-fiction.
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