Dette USA : échec de la "super-commission", Obama accuse les républicains

le 22 novembre 2011 à 06h58 , mis à jour le 22 novembre 2011 à 07h03

Après trois mois d'efforts, la commission composée de démocrates et républicains n'est pas parvenue lundi soir à se mettre d'accord sur la réduction de la dette américaine. Standard and Poor's maintient le AA+... pour l'instant.

Ça va mal, aussi, de l'autre côté de l'Atlantique. La "super-commission" chargée de réduire la dette des Etats-Unis a annoncé lundi ne pas être parvenue à un accord entre gauche et droite, après trois mois d'efforts, adressant un signal  négatif aux marchés financiers au moment où l'Europe se débat aussi avec son endettement.  "Nous sommes profondément déçus de ne pas être parvenus à un accord de  réduction du déficit entre les deux partis" démocrate et républicain, ont  indiqué la sénatrice démocrate Patty Murray et le représentant républicain Jeb  Hensarling dans un communiqué commun. "Malgré notre incapacité à résoudre les divergences significatives au sein  de la commission, nous mettons un terme à ce processus en étant unis dans la  conviction que la crise de la dette dans laquelle notre pays est plongé doit  être résolue et qu'on ne peut pas attendre la prochaine génération pour que  cela soit fait", ont ajouté les deux parlementaires.  Les 12 membres de cette commission mixte - six républicains et autant de  démocrates - étaient chargés de réduire le déficit de 1.200 milliards de  dollars et avaient jusqu'à mercredi minuit pour adresser leurs recommandations.

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Intervenant quelques minutes après le constat d'échec de la commission, Barack Obama, tout en assurant que les Etats-Unis ne risquaient pas un défaut de paiement, s'est dit déterminé à maintenir la pression sur les élus et a menacé  d'opposer son veto à toute tentative du Congrès d'atténuer les réductions  budgétaires qui doivent désormais automatiquement entrer en vigueur. Le président américain a tout de même rejeté sur les républicains la faute  de l'échec des travaux, estimant que trop d'entre eux "refusent d'entendre les voix de la raison et du compromis".
 
Le spectre de la baisse de la note
 
Bien avant l'annonce de leur constat d'échec, les élus avaient paru plus  que jamais divisés sur les moyens d'arriver à une réduction de la dette, les  démocrates misant sur des hausses d'impôts pour les plus riches, les  républicains prônant des coupes drastiques dans les programmes sociaux. Faute d'accord, la loi prévoit la mise en œuvre automatique, à partir de  2013, de réductions des dépenses à hauteur de 1.200 milliards sur dix ans,  réparties à part égale entre la défense et les programmes sociaux. La réduction de la dette, qui atteint 15.000 milliards de dollars, sera  sans aucun doute un des thèmes majeurs de la campagne pour la présidentielle de  l'an prochain.

Le président Obama, candidat à sa réélection, a déjà prévenu qu'au cours de  sa propre campagne, il ne manquerait pas de fustiger la posture républicaine  qui consiste à refuser coûte que coûte des hausses d'impôts pour les Américains  les plus aisés. A court terme, l'impasse sur la réduction de la dette conjuguée aux  convulsions économiques européennes pourrait envoyer un signal négatif aux marchés. "La situation est très grave et, à plusieurs égards, inédite", a jugé  dimanche la directrice générale du Fonds monétaire international, Christine  Lagarde, mettant en garde contre d'éventuels troubles sociaux si la stagnation  de la croissance et le haut niveau de chômage continuaient à entamer le moral  des marchés. Cependant, l'agence d'évaluation financière Standard and Poor's a maintenu  la note attribuée à la dette des Etats-Unis, AA+. Mais S&P a indiqué que  celle-ci restait menacée d'un abaissement. S&P avait retiré l'été dernier la note AAA des Etats-Unis après un précédent échec des négociations budgétaires au Congrès, provoquant un coup de  tabac sur les marchés mondiaux.

le 22 novembre 2011 à 06:58
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3 Commentaires

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  • terry_dallas_tx, le 22/11/2011 à 14h58

    Bien sur qu'il critique les Republicains: c'etait bien la le but de la manoeuvre. L'echec de cette commission etait le resultat predit par tout le monde depuis le debut. Cette commission n'etait rien d'autre qu'une manoeuvre politique lorsqu'Obama s'est defausse de ses responsabilites en confiant a une commission le soin de trouver le moyen de payer pour ses depenses hors de controle. Obama fustige les Republicains parce qu'ils ont refuse d'augmenter les impots, ce qui aurait eut des consequences negatives sur la croissance, mais les Democrates ont refuse toute reduction dans les depenses, la ou justement, de leur propre aveu, se situe le veritable probleme. Ils ont meme refuse de baisser le taux d'augmentation des depenses. A croire qu'ils ne savent pas tirer les lecons de la crise de la dette souveraine en Europe.

  • infoniko, le 22/11/2011 à 11h01

    Il y a une semaine mr obama venait nous donner des leçons et mettre la crise sur le dos de l'europe, oubliant qu'elle a demarrée aux usa avec la crise des subprimes. aujourd'hui avec 15 000 milliards de dette a qui veut il faire porter le chapeau? le rêve americain est loin d'être seduisant, surtout quand il est a credit. c'est une crise mondiale, la solution ne peut être que mondiale mais helas,personne ne voudra payer l'adition.

  • ic1980, le 22/11/2011 à 08h35

    Hier dans un article sur ce même site, il était disserté sur la possibilité de voir les USA, tel le sauveur, venir secourir l'Europe . Il faut rentrer dans le 21 siècle? chers amis, les USA n'ont plus les moyens économiques d'être le leader du monde ....

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