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DOSSIER : Élections USA 2012

Elections USA 2012 : l'appel de Mitt Romney aux déçus de l'ère Obama


le 31 août 2012 à 07h28 , mis à jour le 31 août 2012 à 10h31.
Temps de lecture
3min
Mitt Romney lors de son discours d'acceptation de l'investiture républicaine à Tampa, en Floride (30 août 2012)
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AmériquesLors de son discours de clôture à Tampa, Mitt Romney s'est engagé à redresser l'économie américaine et à créer des millions d'emplois, en acceptant la nomination républicaine à la présidentielle face à Barack Obama.

L'argument avait été décliné tout le long de la convention du parti républicain à Tampa. Il a été repris et martelé une nouvelle fois par Mitt Romney jeudi soir, lors de son discours de clôture retransmis en direct devant des millions de téléspectateurs américains, qui a marqué son intronisation officielle comme candidat républicain à la présidentielle. "Ce qu'il faut aujourd'hui à notre pays, ce n'est pas quelque chose de compliqué ou de profond. Ce qu'il faut à l'Amérique, ce sont des emplois. De nombreux emplois." Face à la crise qui dure et aux millions d'Américains qui en souffrent, Mitt Romney a d'abord voulu souligner les lacunes du mandat de Barack Obama. Plaçant d'emblée la campagne présidentielle qui commence sur le terrain de l'économie.
 
Que proposent les républicains ? Mitt Romney a dévoilé un plan en 5 points pour créer 12 millions d'emplois, conscient qu'il s'agit là, de loin, du souci numéro un des Américains : le taux de chômage atteint officiellement les de 8,3%. Et face à ses adversaires démocrates qui le présentent comme un homme d'affaires distant et déconnecté des réalités sociales, il a souligné que Barack Obama ne pouvait plus bénéficier du même attrait qu'en 2008. "L'espoir et le changement ont eu un attrait puissant", a-t-il reconnu. "Mais, ce soir, je pose une question simple : l'enthousiasme que vous avez ressenti en votant pour Barack Obama, ne devrait-il pas être toujours là, maintenant qu'il est devenu le président Obama ?"
 
Romney, un "homme de compassion"
 
Mais le richissime entrepreneur a aussi essayé d'humaniser son image d'homme d'affaires impitoyable, de "casseur d'emplois" comme le présentent les démocrates, et de s'ouvrir aux Américains, racontant son histoire, ses origines, sa famille et sa foi mormone. "Le temps est maintenant venu de raviver la promesse de l'Amérique", a-t-il lancé. Lors de trois jours d'une convention républicaine soigneusement chorégraphiée, et tout particulièrement pendant la dernière journée, tout a été fait pour adoucir l'image du candidat républicain. Les orateurs ont notamment insisté sur ses qualités humaines, racontant un "homme de compassion", toujours prêt à aider les autres, selon l'un d'eux. Mardi, son épouse Ann Romney avait elle aussi mis tout son charme dans la balance à la convention. Des amis mormons du candidat ont témoigné de sa foi, mettant en lumière un sujet peu abordé jusqu'alors par le candidat. "Quand je vois Mitt, je sais que c'est un père aimant, un homme de foi et un ami attentionné", a témoigné un co-religionnaire, Pam Finlayson.
 
L'acteur et cinéaste Clint Eastwood a également fait une apparition, juste avant l'entrée en scène de Mitt Romney, apportant in extremis un soutien hollywoodien dans une convention dominée par les cadres du parti, tel Condoleezza Rice, secrétaire d'Etat sous la présidence de George W. Bush ou John McCain, candidat républicain malheureux en 2008, qui sont intervenus mercredi soir. Désormais, le discours d'acceptation de Mitt Romney, suivi par une prière finale de l'archevêque de New York, Timothy Dolan, marque le début d'une campagne de deux mois pour le tandem républicain qu'il forme avec le candidat à la vice-présidence Paul Ryan, face à leurs adversaires démocrates Barack Obama et Joe Biden.

Commenter cet article

  • ajrod : If faut souligner que les solutions qui propose le candidat republicain ces sont des simples mesures dans le quadre du capitalism. On ne peut pas remedier un système capitaliste en applicant des solutions socialistes. Le capitalism force l'individu à l'effort, à devenir responsable de son propre avenir, pas à esperer pour l'état à survenir à ces necessitées: je veut par compassion aider mon voisin, mais mon voisin doit apprendre à s'aider lui-même.

    Le 02/09/2012 à 03h06
  • vingas : Aie aie, chez nous on a connu ça avec les déçus de Mr Sarkozy, résultat, il y a encore plus de déçus qu'avant ....

    Le 31/08/2012 à 11h29
  • dyru7777 : Allez mitt on est avec toi !!!!

    Le 31/08/2012 à 11h18
  • juigne11 : Des promesses qu'il ne tiendra pas comme les autres, paroles, paroles on connait ici aussi

    Le 31/08/2012 à 10h44
  • supersumo : L'homme qui va tout changer, avec sa baguette magique, j'ai dejà entendu ça quelque part mais ou ?

    Le 31/08/2012 à 10h01
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