A l'été 2004, Barack Obama est un simple espoir du parti démocrate. Alors sénateur de l'Etat de l'Illinois, il vient d'obtenir l'investiture pour représenter sa formation pour le poste de sénateur des Etats-Unis au Congrès de Washington. Fin juillet, il est choisi, comme une dizaine d'autres membres du parti de l'âne, pour prononcer une rapide allocution à la convention qui doit introniser John Kerry candidat à l'élection américaine face à George W. Bush.
Le 27 juillet, Barack Obama monte donc à la tribune. Son intervention va durer 17 minutes. Elle marquera les esprits, à la fois des délégués présents à Boston, mais aussi de tout le parti démocrate et d'une bonne partie du pays. Son texte est en effet une ode à l'unité des Etats-Unis, mise à mal par le premier mandat de George W. Bush influencé par les néo-conservateurs. "Il n'y a pas une Amérique progressiste ou une Amérique conservatrice, il y a les Etats-Unis d'Amérique. Il n'y a pas une Amérique noire, une Amérique blanche, une Amérique latino et une Amérique asiatique, il y a les Etats-Unis d'Amérique", lance-t-il notamment.
La carrière de Barack Obama est désormais lancée. Si John Kerry est battu en novembre à la présidentielle, il gagne pour sa part la sénatoriale et part représenter l'Illinois à Washington. Quatre ans plus tard, il est élu président...
TF1 News vous propose de retrouver ci-dessous l'intégralité de ce discours, traduit par Pierre Grange, journaliste à TF1 :










