Depuis quelques jours Barack Obama et Mitt Romney mènent la bataille dans l'Ohio, l'un des « swing states », ces Etats cruciaux pour la victoire en vue de l'élection américaine du 6 novembre. Les deux candidats s'attaquent notamment sur la Chine, un sujet sensible dans cet Etat du Midwest. Plusieurs milliers d'ouvriers ont en effet été touchés par la compétition menée par les fabricants chinois d'automobiles.
Alors que le candidat du parti républicain continue d'évoquer sa fermeté vis-à-vis de Pékin, le président sortant a ironisé mercredi, dans la ville de Bowling Green, sur l'intransigeance de son adversaire face aux Chinois. Pour le locataire de la Maison-Blanche, Mitt Romney est comme "un renard qui nous dit que nos poulaillers doivent être renforcés".
Barack Obama a ainsi moqué les propos de son homologue républicain qui "dit qu'il va les combattre, qu'il va poursuivre ces tricheurs". "Et je dois admettre que ce message est meilleur que ce qu'il a fait en réalité dans ce dossier", a ajouté le président, face à plusieurs milliers de ses partisans rassemblés dans l'université de Bowling Green. "Cela sonne mieux que de parler de toutes ces années qu'il a passé à profiter d'entreprises qui ont délocalisé des emplois en Chine", a-t-il ajouté.
Pour Obama, Romney n'est « pas digne de foi »
En comparant l'ancien gouverneur du Massachusetts à un « renard » qui veut renforcer les poulaillers, le représentant du parti démocrate souhaitait montrer le paradoxe mais surtout l'hypocrisie, selon lui, des propos de Mitt Romney. « Ce n'est tout simplement pas digne de foi » a renchéri le candidat démocrate.
La Chine et la défense des intérêts américains face à ce concurrent économique et géopolitique sont des thèmes récurrents dans la campagne. Sur le fond, ils affirment tous les deux que les Etats-Unis doivent se montrer fermes face aux Chinois et à la concurrence, parfois déloyale, qu'ils représentent.
Pour l'instant, les sondages donnent une longueur d'avance pour Barack Obama dans l'Etat de l'Ohio. Dans l'histoire américaine récente, aucun républicain n'a conquis la Maison-Blanche sans le remporter et depuis 1944, l'Etat s'est donné à chaque futur président, sauf en 1960.









