"Effet" convention ou pas pour Mitt Romney ? Une chose est sûre en tout cas : à deux mois de l'élection américaine du 6 novembre, jamais la bataille entre Barack Obama et son adversaire du parti républicain n'a été aussi serrée.
Samedi, le sondage quotidien Ipsos/Reuters donnait ainsi le président sortant en tête avec 44% d'intentions de vote au niveau national contre 43% à son concurrent. Ce lundi, les deux hommes sont à 45% chacun, avec une marge d'erreur de 2,9 points. Entre-temps, l'institut Rasmussen avait donné dimanche trois points d'avance à Mitt Romney (47-44).
La semaine d'Obama à Charlotte
Ces sondages nationaux sont évidemment à prendre avec précaution puisque l'élection américaine est avant tout l'addition de 50 scrutins locaux, ceux se disputant dans les 50 Etats des Etats-Unis. Selon son poids démographique, chaque Etat attribue, au suffrage universel indirect, un certain nombre de "Grands électeurs" à son vainqueur. Or pour l'instant, c'est Barack Obama qui mène la course dans les "swing states", les Etats les plus indécis où se jouera la victoire.
Quoi qu'il en soit, cette semaine, l'"effet" convention devrait logiquement profiter au président sortant puisque la convention du parti démocrate débute mardi à Charlotte, en Caroline du Nord. Michelle Obama, l'épouse du locataire de la Maison-Blanche, sera la principale oratrice de la première soirée, avant Bill Clinton mercredi. Comme le veut la tradition, Barack Obama conclura les débats jeudi pour son discours dans lequel il défendra à la fois son bilan et présentera sa vision de l'Amérique pour les quatre années à venir.










