Un conseiller de Mitt Romney a décrit dimanche soir son patron comme un "patriote" et non un "délinquant" comme l'a suggéré récemment l'équipe de Barack Obama.
Il s'agit du dernier développement de l'enquête publiée jeudi par le Boston Globe. Le journal affirme en effet que le candidat du parti républicain aurait menti sur la date à laquelle il a quitté le fonds d'investissement Bain Capital. Mitt Romney assure avoir quitté sa société en 1999. Mais selon des documents officiels, il y serait resté trois ans de plus et en possédait toujours 100% en 2002. Or, de nombreuses suppressions d'emploi liées à des rachats d'entreprises ont eu lieu entre ces deux dates (lire notre article : "Elections USA 2012 : "Obama s'interroge sur le passé de Romney")
"Une vie qu'il aimait"
Interrogé par CNN, Ed Gillespie, un conseiller de Mitt Romney, a donc affirmé dimanche soir que les accusations contre son champion étaient "sans fondement". Il a répété que ce dernier avait quitté Bain Capital en 1999. "Il a pris congé et en fait n'est pas revenu à Bain Capital. Il a quitté une vie qu'il aimait pour aller à Salt Lake City pour sauver les Jeux olympiques. C'est patriotique", a-t-il ajouté. "La raison pour laquelle l'équipe de campagne d'Obama veut faire cela est qu'ils veulent parler de tout sauf du bilan économique lamentable du président Obama et ça marche", a-t-il conclu
De son côté, David Axelrod, l'un des principaux conseillers du locataire de la Maison-Blanche, a insisté sur le refus de Mitt Romney de publier ses feuilles d'impôts avant 2010, l'accusant d'avoir bénéficié "de toutes les niches fiscales possibles". Jeudi, la porte-parole adjointe Barack Obama avait déjà affirmé que Mitt Romney avait commis un "délit" en mentant aux autorités américaines sur sa situation vis-à-vis de Bain Capital entre 1999 et 2002. Mitt Romney avait exigé en vain des excuses au président Obama pour ces propos.
Romney ridiculisé dans un clip
Si les démocrates réussissaient à impliquer M. Romney dans les licenciements initiés par Bain Capital entre 1999 et 2002, le républicain perdrait alors l'un de ses arguments clé : l'idée que son succès dans les affaires le prédisposerait à devenir un bon président pour l'emploi.
Samedi, l'équipe de Barack Obama a ainsi diffusé un clip de campagne où Mitt Romney chante, faux, l'ode "America the beautiful" ("La belle Amérique). Viennent s'ajouter en incrustations les accusations de délocalisations, d'évasion fiscale et de suppressions d'emploi.
Regardez ci-dessous le clip :









