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DOSSIER : Élections USA 2012

Elections USA 2012 : La politique étrangère de Romney, la "paix par la force"


le 08 octobre 2012 à 11h51 , mis à jour le 08 octobre 2012 à 15h40.
Temps de lecture
4min
Mitt Romney, à la convention républicaine lors du discours de sa femme, 29/8/12

Mitt Romney, à la convention républicaine lors du discours de sa femme, 29/8/12 / Crédits : AFP/Chip Somodevilla

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AmériquesA moins d'un mois de l'élection américaine, le candidat du parti républicain va exprimer ses positions de politique étrangère lundi en Virginie. Son approche diplomatique est bien plus agressive que celle de Barack Obama.

Les positions diplomatiques de Mitt Romney ne sont pas nouvelles, mais celui-ci veut marquer ses différences en la matière, avec  le président sortant. Il va ainsi s'engager lundi, lors d'un discours à l'Académie militaire de Lexington en Virginie, à pratiquer une politique étrangère plus offensive au Moyen-Orient s'il est élu président à l'élection américaine du 6 novembre.
 
Le candidat du parti républicain en profitera pour critiquer la "passivité" de Barack Obama dans les dossiers libyen, iranien, syrien et israélo-palestinien et s'inscrira, selon ses conseillers, dans la lignée de la doctrine de la "paix par la force" suivie par d'autres présidents américains comme Ronald Reagan.
 
Romney sur le Moyen-Orient : "L'espoir n'est pas une stratégie"
 
Les enjeux internationaux devraient être l'un des thèmes du deuxième débat entre le candidat républicain et celui du parti démocrate le 16 octobre. "Je sais que le président espère un Moyen-Orient plus sûr, plus libre et plus prospère, allié des Etats-Unis. Je partage cet espoir. Mais l'espoir n'est pas une stratégie", doit dire Mitt Romney, selon des extraits de son discours transmis par son équipe de campagne.
 
L'ancien gouverneur du Massachusetts illustrera son propos avec l'exemple de l'attaque du consulat américain le 11 septembre à Benghazi, qui a coûté la vie à l'ambassadeur des Etats-Unis en Libye, Christopher Stevens, et à trois autres Américains. Dans les premiers jours ayant suivi cette attaque, Mitt Romney s'est attiré de vives critiques pour avoir rompu avec la traditionnelle union nationale derrière le président en ce genre de circonstances.
 
S'engager sans relâche à trouver les auteurs de l'attaque de Benghazi
 
"Non, comme l'administration l'a finalement admis, ces attaques étaient l'oeuvre délibérée de terroristes qui utilisent la violence pour imposer leur obscure idéologie aux autres, particulièrement aux femmes et aux filles, qui se battent pour prendre aujourd'hui le contrôle d'une grande partie du Moyen-Orient et qui cherchent à déclencher une guerre permanente contre l'Occident", doit dire Mitt Romney. Il va s'engager, s'il est élu, à rechercher sans relâche les auteurs de cette attaque à Benghazi, une promesse déjà formulée par Barack Obama.
 
Il souhaite aussi renforcer les sanctions contre l'Iran et déployer des navires de guerre dans la région pour amener la République islamique à renoncer à son programme nucléaire. Il entend développer l'assistance et la coopération militaires avec Israël, qui laisse planer la menace d'un bombardement des installations nucléaires iraniennes.
 
Fournir des armes aux rebelles syriens
 
Une nouvelle administration américaine chercherait en outre à trouver au sein de l'opposition syrienne des personnalités partageant les valeurs américaines afin de leur garantir un approvisionnement en armes pour les aider à renverser Bachar al Assad.
 
"Les Iraniens envoient des armes à Assad parce qu'ils savent que sa chute serait une défaite stratégique pour eux. Nous devrions œuvrer avec pas moins de vigueur avec nos partenaires internationaux pour soutenir les nombreux Syriens susceptibles d'infliger cette défaite à l'Iran plutôt que de rester assis en spectateur", va dire Mitt Romney.
 
"C'est la faiblesse qui est de la provocation et c'est une différence entre Obama et Romney"
 
Le candidat républicain, considéré comme un ami proche du chef du gouvernement israélien Benjamin Netanyahu, doit aussi prôner une relance des négociations israélo-palestiniennes.
 
"Je pense qu'il s'agit d'une tradition bipartite. C'est la reconnaissance que la force n'est pas de la provocation. C'est la faiblesse qui est de la provocation et c'est une différence fondamentale entre Barack Obama et Mitt Romney", a dit Rich
Williamson, conseiller diplomatique du candidat républicain.
 
Tradition bipartite ? Pourtant les présidents démocrates Harry Truman comme Bill Clinton pratiquaient une stratégie également "offensive" sur la scène internationale.

Commenter cet article

  • james01133 : Attention Mitt est un va t-en guerre. Il est republicain.

    Le 09/10/2012 à 15h14
  • nightshade18 : Encore un qui veut la paix en jouant à qui a la plus grosse avec les puissances d'en face...

    Le 08/10/2012 à 17h11
  • marie-lucile : "la force n'est pas de la provocation. C'est la faiblesse qui est de la provocation..." Il faut avouer que rien n'est plus vrai !

    Le 08/10/2012 à 16h33
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