Il s'est excusé, une première fois par écrit, une deuxième fois en vidéo. Mais Todd Akin, le député du Missouri qui avait déclaré dimanche soir que les femmes possédaient des défenses biologiques leur permettant de ne pas tomber enceintes en cas de "viol véritable", n'ira pas plus loin. Malgré les pressions du parti républicain et surtout de Mitt Romney, très gênés par l'affaire à deux mois et demi de l'élection américaine du 6 novembre, il n'a pas l'intention de retirer sa candidature au Sénat.
"Aujourd'hui, ses amis du Missouri l'ont exhorté à s'effacer et je crois qu'il devrait écouter leur conseil et se retirer de la course au Sénat", a tout d'abord lancé Mitt Romney mardi après-midi. Mais, quelques heures plus tard, l'équipe de campagne de Todd Akin, qui a redoublé d'activité pour compenser les dons perdus par la sortie de leur champion, répliquait sur son site internet : "Je suis pro-vie et je soutiens Todd Akin".
Débat sur l'avortement
Selon la loi électorale du Missouri, Todd Akin pouvait retirer sa candidature avant mardi soir. Mais une décision de justice peut néanmoins encore intervenir jusqu'au 25 septembre pour l'invalider.
La déclaration initiale de Todd Akin a remis sur le devant de la scène le dossier de l'avortement, sujet permanent de conflit aux Etats-Unis et exacerbé par la lutte pour la Maison-Blanche entre Mitt Romney et Barack Obama.
Regardez la déclaration initiale de Todd Akin ci-dessous :
Et celle de ses excuses :










