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Guantanamo: début de procès des cinq accusés du 11-Septembre


le 05 mai 2012 à 18h52 , mis à jour le 05 mai 2012 à 21h27.
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3min
Khaled Cheikh Mohammed, lors d'une audience de son 1er procès, en janvier 2009

Khaled Cheikh Mohammed, lors d'une audience de son 1er procès, en janvier 2009 / Crédits : AFP/JANET HAMLIN

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AmériquesLes cinq accusés du 11-Septembre ont commencé à comparaître devant un tribunal militaire de Guantanamo, samedi pour leur audience de mise en accusation pour les attentats les plus meurtriers de l'histoire américaine.

Où et devant quelle juridiction fallait-il juger les cinq hommes accusés d'avoir organisé les attentats du 11-Septembre, et notamment Khaled Cheikh Mohammed, le "cerveau" des attaques ? Dans un premier temps, en 2008, alors que George W. Bush était encore président des Etats-Unis, ils avaient comparu devant un tribunal militaire spécial installé sur la base de Guantanamo, à Cuba. Barack Obama avaient ensuite stoppé cette procédure militaire et essayé de transférer le procès devant une juridiction civile de New York. Mais les républicains ont bloqué cette initiative.

Résultat : un retour à la case départ. Neuf ans après son arrestation et quatre ans après son premier procès, Khaled Cheikh Mohammed est donc de nouveau jugé avec ses quatre complices devant le tribunal militaire de Guantanamo, dont le fonctionnement a néanmoins été revu. "L'accusation est prête à procéder dans l'affaire de Khaled Cheikh Mohammed contre Etats-Unis", a ainsi solennellement déclaré samedi le chef procureur, le général Mark Martins ouvrant la comparution des cinq accusés du 11-Septembre pour leur audience de mise en accusation pour les attentats les plus meurtriers de l'histoire américaine.

Les cinq hommes n'ont pas été vus en public depuis plus de trois ans. Ils étaient tous les cinq assis à distance les uns des autres, vêtus de combinaisons blanches, certains portant un chapeau blanc musulman. Quatre d'entre eux n'étaient pas menottés. Le Pakistanais Khaled Cheikh Mohammed, le cerveau autoproclamé des attentats, mieux connu sous les initiales anglaises KSM portait une longue barbe brune. Il a été vu la dernière fois devant un tribunal militaire le 21 janvier 2009, après l'investiture de Barack Obama, qui avait suspendu la justice militaire. Son avocat David Nevin, a annoncé que son client ne s'exprimerait probablement pas à l'audience car il est "profondément préoccupé par l'équité de cette procédure". Le juge James Pohl a voulu s'assurer que c'était "par choix" qu'il ne répondait pas.   L'échange qui a suivi a été brouillé et censuré pendant plusieurs minutes par l'autorité militaire.
 
L'avocat d'un autre accusé Wallid Ben Attash, a ensuite demandé que son client, le seul qui était menotté, soit détaché en raison de la "douleur" provoquée par les menottes. Le juge a ordonné qu'il soit détaché après s'être assuré que Ben Attash promettait de se "comporter de manière appropriée" précisant qu'il avait été menotté en raison de "son comportement à l'extérieur" avant l'audience. Puis un autre accusé, le Yéménite Ramzi ben al-Chaîba s'est subitement levé et s'est mis à prier, se levant et s'agenouillant alternativement et provoquant une interruption des débats. Ils encourent la peine de mort pour la mort de chacune des 2.976 victimes des attentats.

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