Une femme retrouvée vivante dans les décombre à Port-au-Prince le 19 janvier 2010 © TF1-LCIIl y a deux ans, jour pour jour, Haïti, l'un des pays les plus pauvres du monde, était frappé par un séisme qui faisait plus de 200.000 morts, dévastait Port-au-Prince, jetant des centaines de milliers de survivants privés d'abri dans des rues encombrées de millions de mètres cubes de débris. Aujourd'hui, l'effort de reconstruction a permis de sortir le pays du chaos. Mais deux ans après le séisme, le nombre de personnes vivant dans les camps reste d'un demi-million, selon l'estimation de l'Organisation internationale pour les migrations. Une décrue significative, il est vrai, puisque ces réfugiés hébergés de manière précaire étaient 1,5 million en juillet 2010.
Haïti : fusillade lors d'un meeting à la veille des élections
Les candidats à la présidentielle haïtienne tenaient vendredi soir leurs ultimes meetings avant le scrutin de dimanche dans un pays meurtri. C'est là qu'une fusillade a éclaté. La population, elle, se mobilise mais n'attend pas de miracles.
Publié le 27/11/2010
Un premier cas de choléra en République Dominicaine
La République dominicaine est voisine de Haïti où plus de 1.000 personnes ont déjà succombé à l'épidémie.
Publié le 17/11/2010
Haïti : les casques bleus accusés de propager le choléra
Des émeutes ont éclaté lundi dans deux villes haïtiennes mettant en cause la responsabilité des casques bleus des Nations unies dans l'épidémie qui ravage actuellement le pays. L'ONU dénonce des violences à caractère politique.
Publié le 16/11/2010
Psychose en Haïti : un centre de traitement du choléra de MSF attaqué
Ce centre de Médecins sans Frontières a été attaqué mercredi, alors que des rumeurs circulent dans le pays sur l'origine de l'épidémie, faisant un lien avec l'aide étrangère et incriminant particulièrement des soldats népalais de l'ONU. La Minusta a démenti.
Publié le 27/10/2010
Haïti: le choléra touche désormais Port-au-Prince
Si le gouvernement parle d'épidémie qui "semble contenue", la maladie a été signalée dans la capitale. Sa propagation est facilitée par les conditions de vie précaires de la population dix mois après le séisme dévastateur de janvier.
Publié le 24/10/2010
Epidémie de choléra en Haïti : plus de 200 morts
C'est le nouveau bilan dressé samedi par le directeur général du ministère de la Santé publique. Près de 3.000 personnes sont hospitalisées dans des hôpitaux et des centres de santé qui sont souvent dépassés par la situation faute de moyens suffisants.
Publié le 23/10/2010
Haïti : le choléra est arrivé dans la capitale
L'épidémie de choléra qui a tué 643 personnes et en a contaminé 10.000 autres à Haïti a atteint désormais la capitale, Port-au-Prince, faisant un mort et 73 blessés.
Publié le 10/11/2010
Les stars d'Hollywood sponsorisent un collège à Haïti
Pénélope Cruz, Clint Eastwood... des stars ont mis leurs noms prestigieux au service de l'aide en Haïti après le terrible tremblement de terre qui a tué 200.000 personnes il y a deux ans. Ils ont récolté 4,5 millions de dollars pour ouvrir un collège pour des enfants orphelins.
Publié le 12/01/2012
Haïti : l'épidémie de choléra, une crise sanitaire grave
Depuis octobre, le nombre de victimes du choléra ne cesse d'augmenter. Une épidémie aggravée par les inondations de l'ouragan Tomas.
Publié le 16/11/2010
L'effort de reconstruction a permis de sortir le pays du chaos. Mais les Haïtiens font toujours face à des "défis considérables", selon Mark Feierstein, un responsable de l'agence américaine pour le développement (USAID), chargé de l'Amérique latine et des Caraïbes. "Vous ne pouvez pas espérer du pays le plus pauvre du monde qu'il se remette sur pied un ou deux ans seulement après avoir été dévasté par un séisme". Il voit des raisons d'espérer : "L'économie a connu une croissance de 6% l'an passé et USAID y a participé de plusieurs manières". Autre point positif : "nous avons dégagé la moitié des débris et si vous allez à Haïti aujourd'hui, vous pouvez constater qu'ils sont à peine visibles". Mais ce pays qualifié de "république des ONG" n'est toujours pas prêt à se passer de l'aide des associations humanitaires, qui fournissent aux sinistrés des secours que l'Etat s'avère toujours incapable d'apporter.
Les ONG pallient les défaillances de l'Etat
Santé, éducation, alimentation, logement : Haïti n'a pas attendu le tremblement de terre pour vivre au crochet d'organisations non gouvernementales étrangères. Dans les rues de Port-au-Prince et dans les campements, les travailleurs humanitaires sont toujours actifs, même s'ils sont visiblement moins nombreux que dans les mois qui ont suivi la catastrophe de 2010. Innombrables, certaines organisations étrangères se sont attiré leur lot de publicité négative au lendemain du séisme, à l'image d'une association américaine accusée d'avoir voulu sortir illégalement des enfants du pays. Mais le ministre de la Planification et de la Coopération du nouveau gouvernement haïtien, Hervey Day, chargé de la supervision des ONG, admet que ces institutions "répondent à un déficit étatique et apportent des services dans un contexte où l'Etat n'a pas les moyens d'intervenir". "Nous ne sommes pas encore prêts à remplacer les ONG", déclare le ministre, disant toutefois vouloir "redéfinir le cadre de fonctionnement de ces institutions et corriger la prolifération" des associations, dont son ministère est en train de dresser un état des lieux.
Sur le terrain, les intéressées ont modifié leur action: les consultations médicales gratuites sous la tente et les distributions d'eau potable dans les centres d'hébergement ont considérablement diminué. "Maintenant, nos actions sont concentrées dans les quartiers d'origine des sans-abri, mais cela complique nos interventions auprès des familles nécessiteuses, car il n'y a pas d'espaces appropriés", observe Lucille Grosjean, de l'association française Action contre la faim (ACF), qui se heurte à la difficulté de construire des latrines. Présente depuis plus de 25 ans dans le pays, ACF a apporté son aide à plus de 900.000 Haïtiens l'an dernier dans les domaines de l'eau, de l'assainissement et de la nutrition.
Deux ans après la tragédie haïtienne, la fin de la période d'urgence complique désormais l'action des humanitaires. "Le contexte de transition politique dans le pays et la réduction des financements de la communauté internationale rendent l'action plus difficile", constate Médecins du monde, qui a réalisé 250.000 consultations en 2011. Dans un pays exposé aux catastrophes naturelles et où la moitié de la population vit avec moins de deux dollars par jour, Médecins sans frontières estime que "deux ans après le tremblement de terre, le système de santé tarde à s'organiser à Port-au-Prince et dans ses environs et l'accès aux soins d'urgence demeure difficile pour une majorité d'Haïtiens".
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