La Maison Blanche contrainte de commenter l'aparté Obama-Sarkozy sur Netanyahu

Par F.A., le 10 novembre 2011 à 11h36 , mis à jour le 10 novembre 2011 à 20h03

Après les critiques du favori républicain à propos du commentaire peu élogieux du président américain sur le Premier ministre israélien lors d'une conversation avec le chef de l'Etat au G20, la Maison Blanche rappelle que "Barack Obama travaille dans une grande proximité avec Benjamin Netanyahu".

Tout est parti mardi d'une indiscrétion révélée par Arrêt sur images. Selon le site, Nicolas Sarkozy et Benjamin Netanyahu ont eu la semaine dernière un rapide aparté sur Benjamin Netanyahu, juste avant leur conférence de presse commune au G20.  "Je ne peux plus le voir, c'est un menteur", a tout d'abord dit le président français à son homologue américain. "Tu en as marre de lui, mais moi, je dois traiter avec lui tous les jours !", lui a répondu le locataire de la Maison-Blanche. Selon Arrêt sur images, Barack Obama aurait aussi reproché au cours de l'échange à Nicolas Sarkozy de ne pas l'avoir prévenu que la France allait voter en faveur de l'adhésion des Palestiniens à l'Unesco, alors que les Etats-Unis y étaient fermement opposés.

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L'échange aurait dû rester confidentiel. Mais l'organisation ayant remis aux médias avec un peu d'avance les boîtiers permettant la traduction de la conférence de presse, certains journalistes y ont branché rapidement des casques ou oreillettes de téléphone portable. Ils ont alors  capté quelques échos de la conversation. Conversation qui a donc été révélée par Arrêts sur Images. Dans un premier temps, ni la France, ni les Etats-Unis, ni Israël n'avaient commenté sur le fond ces propos, dont aucun enregistrement n'est a priori disponible pour l'instant. Alain Juppé, le ministre des Affaires étrangères, avait simplement parlé d'une "opération de piratage sur les ondes".  

Mitt Romney entre en jeu
 
Mercredi, Mitt Romney, le principal favori républicain à l'investiture en vue de la présidentielle de 2012, a fait une référence implicite à la conversation pour lancer une pique au président américain. "A l'heure où l'Etat juif est isolé et menacé, il ne faut pas un président  américain qui traite avec dédain les liens privilégiés qui nous unissent à Israël", a lancé l'ancien gouverneur du Massachusetts.
 
Face à cette critique à peine voilée, la Maison-Blanche a été obligée de monter au créneau. "Barack Obama travaille dans une grande proximité avec le Premier ministre Netanyahu. Ils se parlent très régulièrement. Je pense que le président Obama a passé plus de temps en tête à tête avec  lui qu'avec aucun autre dirigeant. C'est lié au fait que les Etats-Unis et  Israël ont des rapports très proches sur les questions de sécurité et sur les valeurs", a affirmé Ben Rhodes, le conseiller adjoint de sécurité nationale américain. Il a également souligné que Barack Obama avait passé beaucoup de temps lors du sommet du G20 à promouvoir son opposition aux  tentatives des Palestiniens d'obtenir la reconnaissance d'un Etat auprès de l'Onu et de plusieurs organisations internationales.
 
Ni l'Elysée ni les services du Premier ministre israélien ne sont encore sortis de leur mutisme sur cette affaire.

Par F.A. le 10 novembre 2011 à 11:36
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2 Commentaires

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  • look165, le 10/11/2011 à 16h29

    Une faute d'attention ou une faute due à l'inattention.

  • dameiris, le 10/11/2011 à 12h51

    "Nicolas Sarkozy et Barack Obama", au début de l'article, non ? Je crois que la phrase deviendrait plus claire, le rédacteur a dû commettre un légère faute d'inattention.

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