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DOSSIER : Élections USA 2012

La mort de l'ambassadeur en Libye fait polémique dans le duel Obama-Romney


le 28 septembre 2012 à 11h12 , mis à jour le 28 septembre 2012 à 11h33.
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3min
Une voiture incendiée près du consulat américain de Benghazi, en Libye, le 11 septembre 2012.

Une voiture incendiée près du consulat américain de Benghazi, en Libye, le 11 septembre 2012. / Crédits : AFP

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AmériquesLe gouvernement américain, qui a multiplié les explications divergentes sur l'attaque dans laquelle Chris Stevens a été tué à Benghazi le 11 septembre, accuse le parti républicain d'utiliser le drame à des fins politiques.

Depuis quelques jours, le parti républicain accuse l'administration de Barack Obama de "chercher à tromper les Américains" sur d'éventuelles failles en matière de sécurité ou de renseignement pour expliquer l'attaque menée contre le consulat américain à Benghazi et dans laquelle l'ambassadeur Chris Stevens a notamment été tué.
 
Il est vrai que gouvernement américain a changé plusieurs fois de versions depuis le 11 septembre. Dans un premier temps, la ministre des Affaires étrangères, Hillary Clinton, condamne un "attentat" commis par un "petit groupe sauvage". Des diplomates de son ministère parlent quant à eux d'une "attaque complexe d'extrémistes libyens". Mais Washington amende ensuite rapidement cette version officielle. L'assaut est alors mis sur le compte d'une "foule en colère" qui manifestait spontanément devant le consulat contre le film islamophobe L'innocence des musulmans. L'idée d'une "planification" est donc rejetée.

Clinton s'embrouille
 
Le 19 septembre, nouveau changement : le patron de la lutte antiterroriste, Matthew Olsen, reconnaît devant le Sénat des Etats-Unis que Chris Stevens et les trois autres membres du consulat "ont été tués au cours d'une attaque terroriste". Il précise toutefois que l'attentat a été perpétré "de manière opportuniste". En début de semaine, Hillary Clinton va plus loin en faisant, dans une phrase alambiquée, le lien entre Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi) et l'attentat. Ses services tempèrent ensuite ses propos. Jeudi, le ministre de la Défense reconnaît finalement, lui aussi, une "attaque terroriste planifiée", mais sans désigner la main d'Al-Qaïda.
 
Les partisans de Mitt Romney ne se sont bien sûr pas privés pour fustiger ces explications successives et divergentes. Ce qui leur a valu une vive réplique de la Maison-Blanche jeudi soir.  "Les républicains ont tenté, à commencer par le gouverneur Romney, de faire de cet événement une question politique" en vue de l'élection américaine du 6 novembre, a affirmé le porte-parole de la Maison-Blanche Jay Carney. Il estime que le camp adverse cherche à "marquer des points politiques en se servant d'une attaque terroriste.

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