Le dalaï-lama a été reçu à la Maison Blanche malgré la colère de Pékin © DRQuand Obama rencontre le dalaï-lama, Pékin voit rouge. Très rouge. Le président américain a défié les moult avertissements de Pékin et reçu samedi à la Maison Blanche le chef spirituel des Tibétains. Les reproches ont fusé. Peu après cette rencontre, le ministère chinois des Affaires étrangères l'a vivement critiquée, estimant qu'elle "nuisait aux relations sino-américaines".
Le dalaï lama renonce à son rôle politique
Le dalaï lama se considère depuis longtemps comme "semi-retraité" sur le plan politique avec la présence d'un Premier ministre élu. Il reste toutefois le chef spirituel des Tibétains.
Publié le 10/03/2011
Rencontrer le dalaï lama ? Exportations en baisse avec la Chine !
Selon une étude allemande, les pays dont les dirigeants ont rencontré le leader tibétain ont vu leurs exportations vers la Chine fondre de plus de 8% pendant deux ans.
Publié le 04/11/2010
Twitter, la nouvelle arme de communication du dalaï lama
Le chef spirituel des bouddhistes tibétains âgé de 74 ans est en phase avec la technologie. Il répond aux questions des internautes sur le site de micro-blogs Twitter.
Publié le 21/05/2010
Le dalaï-lama à la Maison Blanche, la plainte de la Chine
Les autorités chinoises ont convoqué vendredi l'ambassadeur des Etats-Unis pour lui faire part officiellement de leur mécontentement après la rencontre entre le président Barack Obama et le dalaï-lama.
Publié le 19/02/2010
Au dalaï-lama, Barack Obama a fait part de son "soutien appuyé" en faveur des Tibétains. "Le président a réitéré son soutien appuyé à la protection de la culture, de la religion et des traditions tibétaines au Tibet et dans le reste du monde", a indiqué la Maison Blanche dans un communiqué. Il a souligné l'importance de la protection des droits de l'homme pour les Tibétains en Chine."
Tibet : les USA rappellent leur position officielle
La Maison Blanche avait multiplié les précautions pour assurer une discrétion maximale à la rencontre en prévision du courroux de Pékin, annonçant cette entrevue au dernier moment, vendredi soir. Les journalistes n'ont pas été conviés et aucune photo n'a pu être prise par la presse de l'entrevue, qui a eu lieu dans la Salle des cartes de la résidence, et non dans le bureau Ovale, où sont reçus les chefs d'Etat. Malia et Sasha, les filles du président, sont brièvement entrés dans la salle pour rencontrer le dalaï lama.
Barack Obama est "le président de la plus grande démocratie, il a donc naturellement manifesté de l'inquiétude au sujet des valeurs humaines élémentaires, des droits de l'homme et de la liberté religieuse", a confié le chef spirituel des Tibétains à un journaliste de l'AFP, peu après la rencontre qui a duré 45 minutes. "Par conséquent, il a montré une inquiétude sincère au sujet des souffrances au Tibet mais aussi dans d'autres endroits", a-t-il ajouté. Rappelant la position officielle américaine, le porte-parole de la présidence écrit que "les Etats-Unis ne soutiennent pas l'indépendance du Tibet" et souhaitent qu'Etats-Unis et Chine coopèrent sur le sujet. "Le dalaï lama a indiqué qu'il ne recherchait pas l'indépendance du Tibet et qu'il espérait que le dialogue entre ses représentants et le gouvernement chinois pourrait bientôt reprendre", poursuit-il.
"Une ingérence grossière"
Lorsqu'il avait été reçu en février 2010 par Barack Obama, le dalaï lama avait été photographié par l'AFP quittant la Maison Blanche par une porte latérale près de laquelle des sacs poubelle attendaient d'être ramassés. Pékin, qui avait demandé vendredi à Washington "d'annuler immédiatement" la rencontre, a estimé samedi soir qu'"un tel acte constituait une ingérence grossière dans les affaires intérieures chinoises, qu'il heurtait les sentiments du peuple chinois et nuisait aux relations sino-chinoises", selon le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères cité par l'agence Xinhua. Le chargé d'affaires américain à Pékin était "convoqué d'urgence" dimanche au ministère pour y entendre les protestations officielles de la Chine.
Le chef spirituel des Tibétains, qui a quitté son pays en 1959 après l'échec d'un soulèvement contre la présence chinoise, assure qu'il ne réclame pour le Tibet qu'une autonomie réelle. Mais Pékin accuse le dalaï lama de rechercher l'indépendance du "Toit du monde". Des négociations engagées épisodiquement entre des émissaires du gouvernement tibétain en exil à Dharamsala (Inde) et des représentants de Pékin sur l'avenir du Tibet n'ont débouché sur rien. La télévision nationale chinoise CCTV n'avait pas mentionné la rencontre dans son journal de la mi-journée samedi. A l'occasion des 60 ans de la "libération pacifique" du Tibet par les troupes communistes de Mao Tsé-toung, le gouvernement a publié un "Livreblanc sur le développement du Tibet", selon lequel "l'indépendance tibétaine" fait "partie d'un plan des agresseurs occidentaux pour dépecer le territoire chinois".
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