Florence Cassez : le pied de nez de Mexico à Sarkozy

Par TF1 News (d'après agence), le 15 février 2011 à 06h17 , mis à jour le 15 février 2011 à 11h51

Dossier : Florence Cassez

Les autorités mexicaines ont déclaré lundi soir qu'elles n'avaient aucune intention de transférer Florence Cassez en France et elles ont annoncé leur retrait de l'Année du Mexique organisée en France.

Une fin de non-recevoir qui plonge le Mexique et la France dans une crise diplomatique d'ampleur. Les autorités mexicaines ont déclaré lundi soir qu'elles n'avaient pas l'intention de transférer Florence Cassez en France et elles ont annoncé leur retrait de l'Année du Mexique organisée en France. Elles réagissent ainsi à la demande de Nicolas Sarkozy, qui a de nouveau réclamé lundi le rapatriement de cette Française de 36 ans condamnée à 60 ans de prison au Mexique pour complicité d'enlèvement et de séquestration.
  • La Cour suprême du Mexique va examiner le dossier Florence Cassez

    Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, la Française avait déposé lundi un recours en révision de son procès devant la Cour suprême du Mexique. Celle-ci a chargé sa Première chambre d'examiner la recevabilité du recours de Cassez contre sa condamnation à 60 ans de prison pour enlèvements.

    Publié le 10/03/2011 La Cour suprême du Mexique va examiner le dossier Florence Cassez
  • Florence Cassez dépose un recours devant la Cour Suprême

    Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, la Française a déposé lundi un recours en révision de son procès devant la Cour suprême du Mexique, a annoncé son avocat mexicain.

    Publié le 07/03/2011 Florence Cassez dépose un recours devant la Cour Suprême
  • Le Nord solidaire de Florence Cassez

    A Lille, une exposition consacrée à un artiste mexicain a été annulée en soutien à Florence Cassez.

    Publié le 15/02/2011 Le Nord solidaire de Florence Cassez
Plus d'infos

 
Le président français a proposé qu'elle purge sa peine en France. Nicolas Sarkozy a aussi annoncé que l'Année du Mexique serait maintenue et qu'elle permettrait d'évoquer systématiquement le cas de Florence Cassez. Le gouvernement mexicain a donc décidé de se retirer de cet événement, en accusant la France de le détourner à des fins politiques. "Le procès de Florence Cassez a démontré sa culpabilité", a souligné le ministère mexicain des Affaires étrangères dans un communiqué, évoquant les victimes et les témoins appelés à la barre.
  
"Qu'on ne l'oublie pas"
 
Nicolas Sarkozy a reçu lundi pour la dixième fois les parents de la jeune femme, dont le dernier recours a été rejeté la semaine dernière par la justice mexicaine, alors qu'elle a toujours clamé son innocence. "Je suis prêt à parler avec les autorités mexicaines des conditions de ce transfèrement et des garanties qu'elles souhaiteraient recevoir en échange", a dit le président français. Il a rappelé que son homologue mexicain, Felipe Calderon, avait envisagé dans un courrier ce transfèrement, en application d'une convention internationale de Strasbourg, et précisé qu'il l'appellerait à ce sujet. Le gouvernement mexicain a répliqué que cette convention n'obligeait nullement un Etat à accepter toute demande de transfert formulée par un autre Etat.
   
Nicolas Sarkozy a en revanche annoncé le maintien de l'Année du Mexique en France, qui a commencé le 3 février. La famille, les amis, l'avocat de Florence Cassez, Frank Berton, et des dirigeants français demandaient l'annulation de ces quelque 200 événements culturels, historiques ou économiques qui doivent ponctuer l'année à Paris et en province. Le président français a dit que supprimer ces manifestations constituerait une "offense au peuple mexicain" et serait contraire aux intérêts de Florence Cassez. Il a précisé avoir pris sa décision en accord avec la jeune femme, avec qui il venait de parler au téléphone et à qui il a déclaré vouloir dédier cette Année du Mexique. "Je demande (...) que chaque officiel qui aura l'occasion de prendre la parole au cours de ces manifestations commence par parler de Florence Cassez, de sa situation, afin qu'on ne l'oublie pas", a ajouté le chef de l'Etat, qui a dit vouloir prendre lui-même la parole à l'occasion de l'une d'elles.

Par TF1 News (d'après agence) le 15 février 2011 à 06:17
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80 Commentaires

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  • nomade590, le 15/02/2011 à 20h18

    Eh bien ! on l'aministie !! Rappelez vous l'affaire Omar Raddad. Le royaume du Maroc est aussi intervenue aupres de M Chirac afin de faire aministié M Raddad. Je suis pour le dialogue. Je pense que si le gouvernement francais intervient pour soutenir Mme Cassez c'est qu'il a des éléments pour le faire.

  • lory46, le 15/02/2011 à 18h59

    D'accord avec vous yannickati, à 100%. Vécu à Mexico 4 ans et la tête de Vallarta impossible de la louper.

  • tursioptruncatu, le 15/02/2011 à 13h55

    Beati pauperes spiritu, consternant...

  • anti_aciery, le 15/02/2011 à 13h53

    Message reçu.

  • yannickatl, le 15/02/2011 à 13h50

    Avez vous vecu au Mexique? Non? Si oui, vous auriez vu la tete de son "copain" sur des affiches "recherche par la police" partout dans la region. Comment a t elle fait pour ne pas voir ces affiches et pourquoi ne meme pas poser la questions?

  • anti_aciery, le 15/02/2011 à 13h44

    A slot35, je suis objectif ne vous en déplaise.

  • keops59, le 15/02/2011 à 13h42

    Pied de nez.. c'est vite dit. C'est le Mexique qui montre ces muscles mais en réagissant ainsi il fait preuve de faiblesse face àla France qui fait plutôt les choses dans les règles diplomatiques avec modération. Cela montre qu'elle est bien plus intelligente et forte mais elle ne s'en sert pas vis à vis d'un plus faible qu'elle. Certains opposants, avant de réagir par instinct de fierté déplacé du coq gaulois ferait bien mieux de faire preuve de plus de réflexion, car après réflexion M.N. Sarcosy n'a pas non plus mal joué. Dans cette affaire (Sarko-Casser) c'est la France qui aura montré le plus de modération mais aussi d'intelligence en forçant le Mexique à prendre lui même la décision de se retirer de l'Année du Mexique en France. Ce sont eux qui sont dans l'excès; Excès judiciaire et excès politique, pas nous. Dans l'histoire, le méchant de A à Z c'est le gouvernement Mexicain pas la France.

  • anti_aciery, le 15/02/2011 à 13h41

    Désolé mais Florence Cassez n'est pas claire dans l'histoire, reprenez là.

  • tatalof, le 15/02/2011 à 13h38

    Que dirions-nous si un président d'une quelconque république téléphonait à un de ses ressortissaprisonnier dans nos prisons sur notre territoire pour lui dire qu'en effet notre pays l'a mal condamné ?

  • 29raymond, le 15/02/2011 à 13h31

    C'est tout-à-fait l'inverse !!!

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