Les "indignés" se mobilisent à travers le monde

le 15 octobre 2011 à 10h13 , mis à jour le 15 octobre 2011 à 15h39

Dossier : Crise financière

Un peu partout sur la planète, des centaines de rassemblements sont prévus ce samedi pour dénoncer le poids de la banque et du monde de la finance.

les indignés états-unis

Le mouvement des "indignés" fait tache d'huile ; ce samedi, il devient planétaire. Les "indignés" de Madrid avaient lancé le mouvement. Ceux de New York lui ont donné un écho plus large, avec leur cri de ralliement, "nous sommes les 99%", lancé en plein coeur du quartier des affaires de Wall Street, symbole même du poids de la banque et de la finance mondiale, ce "1%" accusé d'accaparer les richesses de la planète. Malgré les arrestations, ces manifestants, regroupés sous le mot d'ordre "Occupy Wall Street", campent dans un square de ce quartier depuis le 17 septembre. Et ils comptent bien y rester. Ils estiment même avoir remporté vendredi une victoire non négligeable, malgré une cinquantaine de nouvelles arrestations :  une confrontation a été évitée, et les manifestants ont été autorisés à rester dans le fameux square Zuccotti, avec la suspension des opérations de nettoyage qui y étaient prévues. Un nettoyage qui était vu par les protestataires comme une tentative déguisée  d'expulsion.
  • Les "indignés" de Madrid chassés de la Puerta del Sol

    Pour célébrer le premier anniversaire de leur mouvement, les "indignés" avaient décidé de manifester en plein Madrid. Ils ont été quelques milliers à défier l'interdiction de rester durant la nuit sur la célèbre Puerta del Sol, avant que les derniers d'entre eux ne soient évacués dimanche matin.

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  • Espagne : les indignés reprennent possession de la Puerta del Sol

    Un an jour pour jour après la naissance du mouvement, en plein Madrid, des dizaines de milliers d'indignés se sont rassemblés sur la Puerta del Sol. Les autorités espagnoles ont autorisé des rassemblements temporaires... mais pas l'installation plus durable de campements.

    Publié le 12/05/2012 Espagne : les indignés reprennent possession de la Puerta del Sol
  • Les "indignés" de Washington ont été délogés

    Le campement du mouvement "Occupy" installé dans un parc de Washington, non loin de la Maison Blanche, a été démonté samedi par la police. Il s'agissait de l'un des tout derniers bastions visibles de la protestation anticapitaliste aux Etats-Unis depuis l'évacuation du square Zuccotti à New York.

    Publié le 05/02/2012 Les "indignés" de Washington ont été délogés
  • Les "insurgés" de Washington refusent de se rendre

    Menacés d'expulsion, les militants anticapitalistes regroupés dans deux campements à Washington ont manifesté samedi soir devant un grand hôtel de Washington où se trouvait Barack Obama.

    Publié le 29/01/2012 Les "insurgés" de Washington refusent de se rendre
  • Les "indignés" de Washington menacés d'expulsion

    L'agence fédérale qui gère les espaces où campent les militants anticapitalistes d'Occupy DC à Washington, a informé par tracts vendredi les protestaires qu'ils devaient d'ici lundi midi satisfaire au "règlement" qui interdit le camping, ou risquer l'expulsion.

    Publié le 28/01/2012 Les "indignés" de Washington menacés d'expulsion
  • Les indignés défilent dans le monde entier, des violences à Rome

    Alors que partout dans le monde, les indignés se sont mobilisés pacifiquement pour dénoncer le poids de la banque et du monde de la finance, à Rome, des incidents violents ont éclaté en marge de la manifestation. 70 personnes ont été blessées, dont 3 grièvement.

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  • Contre la crise, ils veulent occuper Wall Street

    Dénonçant le poids de la crise, le chômage et le pouvoir des banques, plus d'un millier de manifestants campent depuis deux semaines près de ce lieu symbolique qu'est la Bourse de New York. Les participants au mouvement "Occupy Wall Street" se sont engagés à rester tout l'hiver.

    Publié le 01/10/2011 Contre la crise, ils veulent occuper Wall Street
  • Obama entre crise de la dette et catastrophes naturelles

    Les pays européens ne sont pas les seuls à avoir des soucis avec leurs comptes publics. Aux Etats-Unis, le problème continue à générer les crispations entre républicains et démocrates. Et menace de paralyser l'Etat fédéral. L'enjeu : le financement de l'aide aux victimes de catastrophes naturelles.

    Publié le 24/09/2011 Obama entre crise de la dette et catastrophes naturelles
  • Obama va taxer les riches pour qu'ils paient leur "juste part"

    Le président américain a dévoilé lundi de nouvelles mesures pour réduire le déficit budgétaire de 3.000 milliards de dollars sur 10 ans, dont la proposition la plus marquante est une taxe spéciale sur les revenus des millionnaires.

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  • Les Etats-Unis contaminés par le virus de l'indignation

    Le mouvement des indignés de Wall Street gagne du terrain aux Etats-Unis et sur les réseaux sociaux. Des indignés qui sont rejoints par de plus en plus de personnalités. Même Barack Obama dit comprendre leur revendications.

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  • Les Indignés de Wall Street ont la Vibe

    Alors que le mouvement américain de protestation contre le système financier et ses dérives s'étend dans le pays, les manifestants de New York, à quelques mètres de Wall Street, utilisent un nouveau réseau social, anonyme et basé sur la localisation des utilisateurs: Vibe.

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Plus d'infos

Cette victoire devrait largement encourager tous les collectifs, reliés entre eux par internet, qui appellent ce samedi à manifester à Londres, Berlin, Francfort, Athènes, Montréal, New York... Selon le réseau 15october.net, qui recense les appels à manifester, des rassemblements sont prévus dans au moins 951 villes à travers 82 pays. Les organisateurs insistent sur le caractère pacifiste du mouvement de protestation. Vendredi, cependant, un groupe d'étudiants a fait irruption dans le centre financier de Milan dans les locaux de la banque Goldman Sachs, sur laquelle se concentre une large part de la colère des indignés.

"Les gens veulent une démocratie véritable"

A Melbourne, en Australie, où a été donné le coup d'envoi de cette journée de mobilisation mondiale, un millier de personnes se sont réunies sur une place du centre-ville. "Les gens veulent une démocratie véritable, ils ne veulent pas que les grandes entreprises influencent leurs représentants politiques. Ils veulent que ces derniers soient comptables de leurs actes. Ils veulent être bien représentés", a dit Nick Carson, porte-parole de OccupyMelbourne.org.

Dans des villes comme Londres ou Athènes, théâtres de récentes émeutes, les forces de police sont sur les dents. D'autant que nul ne peut anticiper l'ampleur de la mobilisation qui s'appuie largement sur les réseaux sociaux. "Pour nous, le moment est venu de nous unir, pour eux, le moment est venu de nous écouter. Peuples du monde entier, levez-vous !", proclame le site United for #GlobalChange (ensemble pour un changement global). "Nous ne sommes pas des marchandises entre les mains des politiciens et des banquiers qui ne nous représentent pas. Nous allons manifester pacifiquement, débattre et nous organiser jusqu'à obtenir le changement mondial que nous voulons", poursuit cette coordination virtuelle. Spyro, un Britannique de 28 ans très actif dans la préparation du rassemblement prévu samedi à Londres sous la bannière "Occupy the Stock Exchange", résume les raisons de ce mouvement global de colère contre "le système financier". Les banques, rappelle-t-il, ont été renflouées sur fonds publics, mais les pratiques des bonus et des stock-options sont restées inchangées tandis que les Etats, sous l'oeil des marchés et des agences de notation, engageaient des politiques d'austérité et que le chômage, en particulier chez les jeunes, augmentait. "Partout dans le monde, nous disons que cela suffit", poursuit-il.

Trois ans après la chute de Lehman Brothers, emporté par l'éclatement de la bulle des crédits "subprime", et après les plans de soutien et de relance financés par la puissance publique, les pays occidentaux, notamment dans la zone euro, vivent désormais au rythme des plans de rigueur et des cures d'austérité. "Ce qui se passe aujourd'hui en Grèce, c'est le cauchemar qui attend d'autres pays à l'avenir. La solidarité est l'arme des peuples", écrit le groupe Démocratie réelle, qui appelle à manifester samedi dans le centre d'Athènes, sur la place Syntagma. D'Athènes à New York, les revendications restent assez générales, elles visent les 1% de la population accusées de concentrer l'essentiel des richesses, elles accusent les gouvernements élus d'être sourds à cette colère. Mais l'efficacité de cette mobilisation reste à démontrer. "Il y a plus de sympathisants que de personnes qui manifestent réellement", souligne Mary Bossis, professeur à l'université grecque du Pirée. En dépit des situations de désespoir créées par les mesures d'austérité, ajoute-t-elle, il semble que l'étincelle qui lancerait un mouvement durable fait défaut. "S'ils se font entendre dans tous les pays tourmentés par les crises économiques et financières, il est difficile de mesurer le poids exact de leurs protestations, leur capacité d'entraînement et l'efficacité de leur révolte sur les choix des gouvernants", écrit Dominique Quinio, du quotidien français La Croix qui consacre un dossier au sujet.

le 15 octobre 2011 à 10:13
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4 Commentaires

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  • provincesavoie, le 15/10/2011 à 17h46

    Le monde de la finance a jouer avec un élastrique qui a trop été tendu. Il va lui peter à la figure !

  • antirobert21, le 15/10/2011 à 13h40

    Oui, eh bien, stop, il est temps d'arrêter cela. Et si le mouvement devient mondial, "quelque chose s'est levé qui ne s'arrêtera pas" comme l'a dit quelqu'un (bon, plus trop "à la mode" en ce moment, certes)

  • didierbretagne, le 15/10/2011 à 13h01

    Le problème de la Banque est que cette dernière a perdu les fondamentaux sur lesquels elle avait été créée. S'en suit spéculation à travers les produits financiers dérivés, la spéculation sur les monnaies avec un marché financier qui lui aussi a perdu ses valeurs. En conséquence des bénéfices certes conséquents mais la rémunération des traders qui eux travaillent sur le côté spéculatif : tout ceci au détriement des petits porteurs qui sont laisés et se détourne de ce qui était la source d'approvisionnement de l'économie. Quel gachis pour des Etablissements qui ont déviées de leurs fonctions et encouragé la spéculation par des rémunérations hors normes des grands dirigeants.

  • misterpatrick, le 15/10/2011 à 12h24

    Ils s'organisent à travers la planète sans désordre leur slogan : Indignés presque parfaits lol !!

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