Les mineurs chiliens enterrés menacés par la dépression

Par TF1 News (D'après agence), le 28 août 2010 à 09h29 , mis à jour le 28 août 2010 à 11h54

Plusieurs d'entre eux, prenant conscience du temps qu'il leur faudra encore passer sous terre avant d'être secourus, présentent des symptômes inquiétants. En surface, les secours s'activent pour préparer l'excavateur qui doit les libérer.

Chantier autour d'une mine chilienne destiné à porter secours à des mineurs enterrés (27 août 2010)Chantier autour d'une mine chilienne destiné à porter secours à des mineurs enterrés (27 août 2010) © TF1/LCI

La dépression commence à affecter quelques-uns des 33 mineurs bloqués au fond d'une mine chilienne depuis 22 jours, malgré le moral affiché par le groupe dans une vidéo filmée à 700 m sous terre, et l'imminence du forage d'un puits de secours. "Cinq des mineurs sont isolés, ne s'alimentent pas bien, et ne veulent pas apparaître sur la vidéo", a déclaré à la presse le ministre de la Santé, Jaime Manalich, après une "enquête de nature psychologique" réalisée auprès des hommes du fond. "Dépression est le mot qui convient", a-t-il dit, ajoutant que ces cinq hommes devaient avoir dans les heures à venir un entretien à distance avec un psychiatre. Manalich a en revanche rapporté un "progrès significatif" de l'état général des mineurs. "On a réussi à les hydrater, ils ne se plaignent pas de la soif, leurs urines sont normales, et les diarrhées qui étaient apparues à cause de l'eau qu'ils buvaient en bas se sont arrêtées".

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En surface, les secouristes installent le puissant excavateur de 30 tonnes de conception australienne, qui doit forer à un angle quasi-vertical un conduit de 700 m de long et 66 cm de large, par lequel les mineurs seront extraits un par un. Ces opérations prendront trois à quatre mois, délai dont les mineurs sont conscients, a assuré Andres Sougarret, l'ingénieur coordonnant les travaux. Le ministre Manalich avait auparavant dit aux mineurs espérer les sortir "avant Noël". "Nous avons fini (d'installer) la plate-forme (de béton) où la machine sera installée (...) nous espérons commencer à perforer dimanche ou lundi", a déclaré à la presse Sougarret, sur le site de San José, à 800 km au nord de Santiago. Il a révélé qu'une troisième sonde a atteint jeudi la cavité des mineurs, et devrait intensifier l'acheminement d'eau et la ventilation.

Une sécurité à deux vitesses

Aux abords de la mine, les familles des mineurs continuent de parler de la vidéo revigorante diffusée jeudi soir par le ministère des Mines. Ces premières images des mineurs, filmés par l'un d'eux avec une caméra envoyée de la surface, montrent leur organisation, leur moral, leurs activités. Mais le choc médiatique généré dans le pays par cet accident a des conséquences plus profondes. L'accident a ainsi mis en relief la disparité de sécurité existant dans les mines chiliennes, entre les grands groupes aux moyens importants, et les petites ou moyennes unités, type San Jose (150 employés), qui réclament une aide financière pour pouvoir assuser des critères de sécurité élevés.

Les propriétaires de San Jose, et le Service national de Géologie et des Mines (Sernageomin), sont poursuivis en justice par la famille d'un mineur piégé, pour avoir autorisé en 2008 la réouverture du site, malgré un accident mortel en 2007. Outre ces suites judiciaires, le ministre chilien des Mines a ainsi annoncé vendredi une révision de la sécurité dans l'industrie minière et une augmentation des budgets pour son contrôle. "On ne peut assurer que des accidents ne se produiront pas, mais on peut faire prendre conscience aux chefs d'entreprises de l'importance de la sécurité des travailleurs", a déclaré le ministre Laurence Golborne à la presse.

Le Sernageomin, organe régulateur du secteur, verra son budget consacré à la sécurité passer de 24 à 56 millions de dollars, "ce qui permettra de passer de 18 à 45 techniciens chargés du contrôle à la fin 2011". Une nouvelle "Superintendance des Mines" se chargera spécifiquement de la sécurité et "d'autoriser les projets d'exploration et d'exploitation minière, de contrôler l'industrie et sanctionner les infractions, et de fournir des données statistiques", a ajouté Golborne. Le gouvernement va aussi créer un comité de 12 experts qui, sur les trois prochains mois, va revoir la législation existante en matière de sécurité, en vue de recommandations.

Par TF1 News (D'après agence) le 28 août 2010 à 09:29
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7 Commentaires

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  • levioloniste06, le 28/08/2010 à 22h01

    Ce n'est pas un pays occidental, malheuresement chez nous, ont est facilement en depression, suicide ect..Dans ce genre de pays, ils sont heureux en permanence et relativie aisément leur quotidien qu'il soit dificile ou non..Je ne m'inquiete pas pour eux..

  • meurz, le 28/08/2010 à 19h50

    Il faut penser à eux encore et encore et ne pas les oublier dans quelques jours comme on oublie, après émotion , des victimes de toutes les catastrophes

  • nfilou, le 28/08/2010 à 18h39

    Dire aux mineurs que les secours les sortiront de là que dans quelques mois n'est pas chose facile !

  • tifoso11, le 28/08/2010 à 15h58

    Ils pourront toujours en faire un film !!! bon courage à eux !

  • scolfield13, le 28/08/2010 à 15h26

    Leur dire dans quelque moi ses mieux que de leur dire demain mais non encors demain finalement dans 1 semaine A force les tention serai devenu énorme mentalement

  • 4778d, le 28/08/2010 à 14h49

    Qu'ils gardent la foi...j'espère qu'ils vont tous s'en sortir sans sequels

  • whalis, le 28/08/2010 à 14h08

    Etait il vraiment utile de leur dire que leur calvaire allait durer encore plusieurs mois ?

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