La Cour suprême du Mexique va examiner le dossier Florence Cassez
Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, la Française avait déposé lundi un recours en révision de son procès devant la Cour suprême du Mexique. Celle-ci a chargé sa Première chambre d'examiner la recevabilité du recours de Cassez contre sa condamnation à 60 ans de prison pour enlèvements.
Publié le 10/03/2011
Florence Cassez dépose un recours devant la Cour Suprême
Condamnée à 60 ans de prison pour enlèvements, la Française a déposé lundi un recours en révision de son procès devant la Cour suprême du Mexique, a annoncé son avocat mexicain.
Publié le 07/03/2011
L'affaire Florence Cassez à la Une de la presse mexicaine
L?affaire Florence Cassez est particulièrement suivie au Mexique. Les prises d'otages minent le pays. La demande de transfèrement de la France est donc très mal perçue par la presse mexicaine.
Publié le 16/02/2011
"C'est du chantage" s'offusquent les parents de Florence Cassez
Face à la réaction des autorités mexicaines, les parents de Florence sont abasourdis. Ils estiment qu?il y a un acharnement contre elle.
Publié le 15/02/2011
Le Nord solidaire de Florence Cassez
A Lille, une exposition consacrée à un artiste mexicain a été annulée en soutien à Florence Cassez.
Publié le 15/02/2011
Mercredi, dans une allocution prononcée au Sénat à l'occasion de la création en France d'une journée de l'Amérique latine et des Caraïbes, Michèle Alliot-Marie a évoqué une nouvelle fois la situation de la jeune Française. "Bien sûr il y a l'actualité (...) et l'actualité se concentre aujourd'hui sur le cas de Florence Cassez", a déclaré la ministre tout en rappelant "l'amitié et le respect" de la France vis-à-vis du peuple mexicain. "Nous respectons l'indépendance de la justice au Mexique comme partout", a-t-elle poursuivi avant d'ajouter que la mobilisation de la France "en faveur de Florence Cassez se fonde justement sur les valeurs de justice et d'attachement à l'Etat de droit que nous avons en partage".
"On doit respecter le Mexique"
Mais ce message en forme de leçon a irrité l'ambassadeur du Mexique à Paris, Carlos de Icaza, présent dans la tribune d'honneur : il a aussitôt manifesté sa désapprobation en quittant la loge où se trouvaient des ambassadeurs et diplomates de cette région du monde, sans attendre la fin du discours de la ministre. "Nous nous sommes retirés. Le Mexique ne peut pas accepter que des affaires juridiques se mêlent de nouveau et à chaque moment dans d'autres occasions", a-t-il expliqué lors d'un point de presse. "Pour le Mexique, un pays qui respecte les accords internationaux, un grand ami de la France, il faut séparer les choses, c'est l'usage diplomatique entre les amis". Le diplomate a également décidé de ne pas se rendre au cocktail organisé à l'occasion de la création de cette journée destinée à célébrer l'Amérique latine et les Caraïbes, fixée au 31 mai. Avant cela, Mexico avait déjà annoncé lundi soir son retrait de l'année du Mexique en France, qui venait de débuter, pour protester contre la décision de Nicolas Sarkozy de dédier les 350 manifestations à Florence Cassez.
Paris réclame, en vain jusqu'à présent, le transfèrement de Florence Cassez en France pour qu'elle puisse y purger sa peine, en vertu d'une convention internationale. Mexico a rejeté cette demande par sa crainte qu'une fois renvoyée dans son pays, la jeune femme ne purge pas l'intégralité de sa peine. Et l'insistance française est mal vue au Mexique, où la presse dénonce le mépris de Paris qui fait de la Française de 37 ans une victime de "la justice mexicaine". Mais la stratégie adoptée par Paris sur le cas de Florence Cassez soulève également critiques et interrogations en France, de la part de l'opposition mais également au sein de la majorité. Le président du MoDem, François Bayrou, a dénoncé une "diplomatie brutale" susceptible de nuire à Florence Cassez. "Toutes les déclarations sont à mon sens dangereuses pour Florence Cassez elle-même, parce que tous les Mexicains aujourd'hui se sentent insultés", a-t-il dit sur France 2. Pour Jean-Marc Ayrault, président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale, "l'image de la France est extrêmement dégradée. On peut défendre un cas humain et en même temps avoir une haute responsabilité des intérêts de la France", a-t-il dit sur France Info. "On doit respecter le Mexique".
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