Des navires iraniens prennent part à des manœuvres dans le détroit d’Ormuz, le 3 janvier 2012. © AFP/ E. NOROOZIWashington hausse le ton face à l'Iran. "Nous avons été très clairs sur le fait que les Etats-Unis ne toléreront pas la fermeture du détroit d'Ormuz. C'est une autre ligne rouge pour nous et nous y répondrons", a déclaré le secrétaire américain à la Défense, Leon Panetta, lors de l'émission Face the Nation sur CBS.
Israël n'a pas l'intention d'attaquer l'Iran... pour l'instant
Lors d'une rencontre avec Barack Obama, le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a répété à plusieurs reprises que l'Etat hébreu entendait rester "maître de son destin", refusant d'exclure un recours à la force.
Publié le 06/03/2012
Iran : prêt à "utiliser la force", Obama veut privilégier la solution diplomatique
Le président américain a appelé Téhéran, dimanche, à résoudre la crise sur son programme nucléaire par le biais de discussions. Mais "toutes les options restent sur la table" pour empêcher l'Iran de se doter de l'arme nucléaire, y compris "une action militaire", a-t-il affirmé, soutenant ainsi la position israélienne.
Publié le 04/03/2012
Quand des Américains viennent en aide à des otages iraniens
Téhéran a salué samedi la libération par la marine américaine de 13 marins iraniens dont le navire avait été pris en otage par des pirates somaliens près du Golfe.
Publié le 07/01/2012
L'Iran teste des missiles de croisière, "très mauvais signal" pour la France
La France a estimé lundi que les tests de missile de croisière effectués par l'Iran étaient "un très mauvais signal adressé à la communauté internationale".
Publié le 02/01/2012
Nucléaire : l'Iran dit avoir testé ses premières barres de combustible
L'Iran a annoncé dimanche avoir testé pour la première fois des barres de combustible nucléaire produites localement et requises pour les réacteurs nucléaires. Washington a renforcé samedi ses sanctions contre le secteur financier du pays.
Publié le 01/01/2012
Mardi, la tension était montée d'un cran Washington et Téhéran à l'issue de manoeuvres militaires iraniennes. L'Iran avait mis en garde contre la présence de la marine américaine dans le Golfe, suscitant des craintes sur l'éventuelle fermeture du détroit d'Ormuz, par lequel transite 35% du pétrole brut transporté par voie maritime dans le monde. En dépit de ces menaces, Washington a promis de maintenir ses navires de guerre déployés dans le Golfe, la Maison Blanche estimant que les avertissements de l'Iran trahissaient sa "faiblesse" et montraient l'efficacité des sanctions contre son programme nucléaire controversé.
"Action intolérable"
Le plus haut gradé américain, le général Martin Dempsey, a de son côté jugé dimanche que l'Iran serait en mesure de bloquer le détroit, une "action intolérable" selon lui. "Ils ont investi dans des moyens qui pourraient leur permettre de bloquer pour un temps le détroit d'Ormuz. De notre côté, nous avons investi dans des moyens pour nous assurer que, si c'est le cas, nous l'emportions", a-t-il confié sur CBS aux côtés de Leon Panetta. "Nous agirions et rouvririons le détroit" en cas de fermeture, a prévenu le général Dempsey.
Lors d'une visite à Oman début 2011, un responsable militaire américain avait confié à l'AFP que les Etats-Unis étaient "préoccupés depuis longtemps par les capacités iraniennes à empêcher le transit du pétrole à travers le détroit d'Ormuz". "Les Iraniens pourraient certainement avoir un impact initial, mais nous ne croyons pas qu'ils puissent le fermer pour une longue période", avait-il confié sous le couvert de l'anonymat.
Dimanche, le secrétaire à la Défense a par ailleurs réaffirmé une autre "ligne rouge" pour Washington: le développement d'une arme nucléaire par Téhéran à la faveur de leur programme nucléaire controversé. "Sont-ils en train de développer une arme nucléaire ? Non. Mais nous savons qu'ils tentent de développer une capacité nucléaire et cela nous préoccupe", a-t-il confié. Le programme nucléaire iranien, à des fins civiles selon Téhéran, peut lui permettre d'atteindre le seuil suffisant pour décider de construire une arme nucléaire si l'Iran le voulait, une décision qui n'a pas été prise à ce stade selon le renseignement américain.
Priorité donnée à l'action diplomatique
MM. Panetta et Dempsey ont réaffirmé la priorité donnée par Washington à l'action diplomatique et aux sanctions économiques contre le régime des mollahs, sans pour autant exclure toute action militaire. S'il n'a pas voulu qualifier la difficulté à mener une éventuelle action militaire, le chef d'état-major interarmées a expliqué que son rôle était de planifier une éventuelle opération, d'en évaluer les risques et, "dans certains cas, de positionner des moyens" militaires pour la mener. "Toutes ces activités sont en cours", a-t-il précisé.
Petit répit dans les tensions entre les deux pays : la marine américaine a libéré jeudi 13 marins iraniens retenus en otage par des pirates somaliens au large d'Oman, une action saluée par Téhéran comme un "geste humanitaire positif". Mais l'Iran a réaffirmé dimanche son hostilité à la présence de la marine américaine dans le Golfe, en dépit de cette libération. "Nous ne nions pas que l'action de la marine américaine ait été bonne, mais cela ne justifie pas la présence des forces occidentales dans le Golfe persique", a dit le ministre iranien de la Défense Ahmad Vahidi, cité par l'agence officielle Irna.
| L'Iran annonce l'arrestation d'"espions" américains |
L'Iran a arrêté un nombre indéterminé d'"espions" qui travaillaient pour les Etats-Unis en vue de perturber les élections législatives du 2 mars, a annoncé dimanche un ministre iranien. "Les personnes arrêtées prévoyaient d'exécuter des projets américains pour perturber les élections parlementaires en utilisant le cyberespace et les réseaux sociaux", a déclaré le ministre des Renseignements, Heydar Moslehi, à |
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