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Venezuela : marée humaine pour Chavez, deuil national... à Haïti

Edité par
le 06 mars 2013 à 11h26 , mis à jour le 06 mars 2013 à 23h03.
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5min
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AmériquesLe président vénézuélien a succombé à un cancer après 14 années de pouvoir sans partage, laissant son pays sous le choc et dans l'incertitude avant de nouvelles élections prévues dans les 30 jours.

Lorsque la nouvelle de la mort de Hugo Chavez est tombée, mardi soir, elle n'a fait que confirmer les rumeurs qui s'étaient encore amplifiées au cours des heures précédentes, alors que le président vénézuélien avait été  hospitalisé dans un établissement militaire de la capitale. Il luttait depuis  juin 2011 contre un cancer dans la zone pelvienne et son état de santé s'était récemment aggravé, selon le gouvernement. Après plus de deux mois  d'hospitalisation à Cuba, Hugo Chavez était rentré par surprise à Caracas le 18  février, mais n'avait ni été vu ni entendu depuis cette date.  Le pays vivait depuis au rythme des rumeurs et démentis autour de la santé  du président, le gouvernement affirmant qu'il continuait de diriger le pays,  l'opposition réclamant des informations claires.

Le direct :

23h03 : une délégation américaine aux obsèques

Une délégation américaine devrait se rendre aux obsèques du président vénézuélien Hugo Chavez, vendredi à Caracas, malgré les relations tendues entre les deux pays, a-t-on appris mercredi de source autorisée à Washington.

22h04 : le nouveau numéro deux cubain envoie un message d'affection "émue"

Le nouveau numéro deux cubain, Miguel Diaz-Canel a adressé mercredi un message d'affection "émue" au Venezuela pour la mort du président Hugo Chavez, à l'occasion de la première déclaration publique d'un dirigeant du régime cubain depuis la mort de son principal allié politique.

20h31 : deuil national... à Haïti

Le président haïtien Michel Martelly a décrété mercredi trois jours de deuil national au lendemain de la mort du président vénézuélien Hugo Chavez qu'il a présenté comme "un frère plus qu'un ami". M. Martelly a indiqué qu'il se rendrait à Caracas ainsi que le Premier  ministre et le ministre des Affaires étrangères pour assister aux funérailles de M. Chavez. "C'est le minimum que Haïti peut faire face à cette perte. Chaque Haïtien sait ce que Chavez a fait pour Haïti. J'ai une admiration personnelle pour lui", a pour sa part indiqué le Premier ministre Laurent Lamothe. Haïti bénéficie du programme PetroCaribe qui lui permet d'acheter du pétrole vénézuélien à un prix préférentiel et reçoit des fonds qui financent des programmes sociaux et de construction dans le pays frappé par un violent séisme en 2010. Le président socialiste vénézuélien avait à cette occasion annulé la dette d'Haïti contractée dans le cadre de ce programme de coopération énergétique.

19h31 : Washington espère de meilleurs relations avec Caracas

Un haut responsable américain a dit continuer "à souhaiter des relations positives" avec le Vénézuela, "tout en reconnaissant que cela pourrait prendre un peu de temps avant qu'un gouvernement vénézuélien issu des élections soit prêt à avoir cette discussion". "Nous savons tous que les campagnes électorales ne sont pas propices à l'élaboration de nouvelles politiques", a-t-il affirmé. 


17h44 : pour Assad, la mort de Chavez est une "grande perte"

Le chef de l'Etat syrien Bachar al-Assad a salué la mémoire d'Hugo Chavez. "Le président Assad présente ses condoléances au peuple vénézuélien et au vice-président Maduro. La disparition de ce leader unique est une grande perte pour moi personnellement et pour le peuple syrien, au même titre qu'elle est une perte pour le peuple du Venezuela", a-t-il affirmé dans un communiqué diffusé par la télévision officielle. Le président vénézuélien a été un allié indéfectible du régime syrien, qui fait face depuis mars 2011 à une contestation populaire devenue rébellion armée.


17h10 : des milliers de personnes suivent le cercueil

La procession, d'une dizaine de kilomètres, était suivie sous un soleil de plomb par plusieurs centaines de milliers de personnes dont un bon nombre d'entre elles vêtues de rouge, la couleur des "chavistes". A côté du cercueil, recouvert du drapeau national vénézuélien et décoré de fleurs, se trouvaient notamment Elena Frias, la mère du défunt, son héritier politique désigné, le vice-président Nicolas Maduro, ainsi que le président  bolivien Evo Morales.

Le cercueil d'Hugo Chavez montré à la télévision brésilienne (6 mars 2013)
Marée humaine pour la procession


16h19 : Début de la procession du cercueil de Hugo Chavez

Le cortège funéraire du président Hugo Chavez a quitté mercredi l'hôpital militaire de Caracas sous le regard de milliers de personnes pour rejoindre l'académie militaire où sa dépouille sera exposée jusqu'au obsèques prévues vendredi.

La procession dans Caracas

Le cercueil d'Hugo Chavez montré à la télévision brésilienne (6 mars 2013)
La procession dans Caracas


Les Infos à retenir :

Le pays sous le choc

Peu après l'annonce du décès de Hugo Chavez, la capitale a plongé dans un  silence pesant. De nombreux commerces et l'ensemble des transports publics ont  immédiatement cessé de fonctionner alors que des centaines de partisans du  "comandante", visiblement incrédules, sont spontanément sortis dans la rue.   Devant l'hôpital militaire de Caracas où il était soigné, plusieurs  centaines de personnes ont improvisé une manifestation, brandissant des  portraits du président et chantant des slogans à sa gloire. "Chavez au  panthéon!", "Nous sommes tous Chavez!", scandaient certains.
A lire aussi : Mort de Chavez : une foule sous le choc dans la rue

A lire aussi : Hugo Chavez, grand homme d'Etat ? Qu'en pensez-vous ? 

La dépouille de Chavez exposée avant les obsèques

Les autorités ont décrété sept jours de deuil et des funérailles nationales  sont prévues vendredi pour Hugo Chavez qui était aussi le chef de file de la  gauche latino-américaine.
A lire aussi : Venezuela : la dépouille de Chavez exposée aujourd'hui, obsèques vendredi

Une élection présidentielle organisée dans les 30 jours

Le décès d'Hugo Chavez ouvre désormais la voie à une nouvelle élection présidentielle au Venezuela. En vertu de l'article 233 de la Constitution du Venezuela, adoptée en 1999 sous l'impulsion de ce même Hugo Chavez, ce scrutin devra être organisé dans les 30 jours.
A lire aussi : Venezuela : une présidentielle d'ici 30 jours pour remplacer Chavez

Les successeurs en lice : Capriles et Maduro

La prochaine élection présidentielle verra vraisemblablement s'affronter l'actuel vice-président et président par intérim Nicolas Maduro au chef de file de l'opposition Henrique Capriles.
A lire aussi : Venezuela : Capriles ou Maduro, qui pour succéder à Chavez ?

Nicolas Maduro, vice-président et dauphin de Chavez

Adoubé  par Hugo Chavez en tant que candidat du parti au pouvoir, peu avant sa mort, le  vice-président Nicolas Maduro a été chargé par son  mentor d'assurer la gestion des affaires courantes en son absence à la mi-décembre. C'est donc désormais Nicolas Maduro qui multiplie les apparitions à l'antenne de la chaîne publique de télévision pour remettre les clés d'une maison subventionnée à une famille démunie, inaugurer un hôpital restauré ou faire don  d'un autocar à des étudiants...
A lire aussi : Venezuela : Nicolas Maduro, le dauphin de Chavez

L'armée apporte déjà son soutien à Maduro

A l'annonce de la mort du fantasque président, les principaux chefs militaires vénézuéliens ont promis lors d'une intervention télévisée d'être loyaux à Nicolas Maduro. Quant à ce dernier, il a lancé plusieurs  appels au calme et annoncé que l'armée et la police avaient été déployées dans  le pays "pour accompagner et protéger notre peuple et garantir la paix".
A lire aussi : Mort de Chavez : l'armée se déploie et soutient Maduro

L'Amérique latine en deuil

L'Amérique latine a réagi très tôt et en masse à la mort de Hugo Chavez. Le président bolivien Evo Morales, au bord des larmes, s'est dit "anéanti". La Colombie a exprimé sa "profonde tristesse". L'Equateur a aussi qualifié la disparition du président vénézuélien de "perte irréparable" pour l'Amérique latine.
A lire aussi : Mort de Chavez : jour de deuil en Amérique latine

Le Brésil regrette la "perte d'un ami"

La présidente du Brésil a déploré "la perte irréparable d'un grand Sudaméricain", d'un "ami du Brésil"."Nous n'avons pas toujours été intégralement d'accord avec le président Chavez mais sa disparition représente une perte irréparable. Il était un ami du Brésil et du peuple brésilien", a déclaré Dilma Rousseff lors d'une réunion publique.
A lire aussi : Mort de Chavez : le Brésil regrette la "perte irréparable d'un ami"

L'hommage de Cuba au "fils de Castro"

A Cuba, pays sous perfusion des pétrodollars vénézuéliens, le gouvernement  a décrété trois jours de deuil national et rappelé le lien très étroit qui  unissait le leader cubain Fidel Castro et son héritier politique, qui a  accompagné son mentor "comme un véritable fils" selon La Havane.
A lire aussi : Cuba aussi en deuil national pour Chavez, "fils de Castro"

Aux Etats-Unis, des réactions tranchées

Mais aux Etats-Unis, de nombreuses voix se sont élevées pour se réjouir de la disparition de Chavez, considéré comme un despote qui tyrannisait son peuple. A commencer par certains parlementaires. Du côté de la diaspora, les Vénézuéliens exilés aux Etats-Unis sous la présidence d'Hugo Chavez se sont réjouis de l'annonce de son décès, espérant avec prudence un changement politique dans leur pays d'origine.
A lire aussi : Mort de Chavez : certains se félicitent de la disparition d'un "tyran"
A voir aussi :
Des réactions contrastées à la mort de Chavez

Washington dément toute conspiration

Ces oppositions tranchées à Hugo Chavez aux Etats-Unis se sont manifestées jusqu'à la veille de la mort du leader vénézuélien, lorsque le vice-président vénézuélien a annoncé l'expulsion d'un attaché militaire de l'ambassade des Etats-Unis, soupçonné de conspiration. Dans cette même allocution, il a accusé les "ennemis historiques" du Venezuela d'avoir provoqué le cancer de Hugo Chavez. Ce que les Etats-Unis ont vigoureusement démenti après l'annonce de la mort du président vénézuélien.
A lire aussi : Mort de Chavez : Washington dément toute conspiration

L'hommage de personnalités du cinéma américain

Mais, preuve que le président vénézuélien ne laissait personne indifférent et avait su trouver des soutiens médiatiques jusqu'aux Etats-Unis,  Oliver Stone et Sean Penn n'ont pas tardé à réagir. Le réalisateur et l'acteur américain étaient des supporteurs de longue date du disparu. Le premier a qualifié Hugo Chavez de "grand héros", affirmant que l'homme était "détesté des classes bien établies" et qu'il "restera à jamais dans l'Histoire". Le second a estimé que les personnes pauvres de la planète avaient perdu "un champion" et l'Amérique "un ami qu'elle a toujours ignoré avoir".
A lire aussi : Mort d'Hugo Chavez : Oliver Stone et Sean Penn sont en deuil

Commenter cet article

  • jafak : Paix à son âme si le Bon Dieu veut bien le recevoir un jour. JAFAK

    Le 06/03/2013 à 19h51
  • ababord : Il a été réélu largement et pour les libertés d'après les observateurs ce n'est pas pire qu'aux États Unis par exemple.Le peuple en tout cas , malgré son côté fantasque reconnaît qu'il a amélioré sa situation quand aux exploiteurs exilés en Floride c'est une autre histoire .

    Le 06/03/2013 à 18h19
  • alyssa002 : Un grand homme nous a quitté...reposes en paix...

    Le 06/03/2013 à 16h10
  • fm38 : Il faut lui reconnaître une chose. Il a fait bénéficer de la manne du pétrole aux plus pauvres. Pour le reste, c'est une autre histoire.

    Le 06/03/2013 à 15h17
  • gillou955 : Mais qu'a t'il fait avec la mane du pétrole ? Qu'a t'il fait avec la liberté de la presse ? Et les liberté individuelles ?

    Le 06/03/2013 à 11h58
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