Nouvelles recherches de l'épave du vol Rio-Paris

le 04 février 2011 à 09h24 , mis à jour le 04 février 2011 à 14h36

La quatrième campagne de localisation dans l'Atlantique de l'épave d'Air France se met en place à partir de vendredi. Objectif : retrouver les boîtes noires de l'appareil et déterminer avec certitude les causes de l'accident.

air france avion © TF1-LCI

La quatrième campagne de localisation dans l'Atlantique de l'épave d'Air France se met en place à partir de vendredi, selon des sources proches du dossier. Le bateau utilisé pour tenter de retrouver l'épave de l'Airbus A 330 partira d'ici la fin de la semaine,vraisemblablement de Recife, au Brésil, et les opérations elles-mêmes, qui doivent durer quatre mois, débuteront dans les prochaines semaines. "Il s'agit d'un bateau plus petit qui ne supportera que les moyens d'exploration et non ceux de récupération et sera donc plus maniable", explique Robert Soulas, vice-président de l'association Entraide et solidarité de l'AF447, qui regroupe la plupart des familles des victimes françaises.

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Plus d'infos

   
Le vol AF447 s'était abîmé au large du Brésil dans la nuit du 31 mai au 1er juin 2009, faisant 228 disparus de 32 nationalités, dont 72 Français et 59 Brésiliens. Le secrétaire d'Etat chargé des Transports, Thierry Mariani, et le directeur du Bureau d'Enquêtes et d'Analyses (BEA), Jean-Paul Troadec, présenteront vendredi aux familles des victimes cette nouvelle phase de localisation, indique le ministère de l'Ecologie dans un communiqué.
   
L'objectif prioritaire des enquêteurs est de retrouver les boîtes noires de l'appareil pour tenter de déterminer avec le moins de doutes possibles les causes de l'accident. Les familles des victimes françaises se veulent plus optimistes que les fois précédentes sur les chances de retrouver l'épave même si une certaine prudence reste de mise. "Le BEA semble avoir une stratégie qui nous met relativement en confiance. La zone déterminée dans le cadre de cette nouvelle phase est proche de la zone déterminée par l'association", dit Robert Soulas.
 
 
Défaillance des sondes Pitot


Le Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA) a estimé jusqu'à présent que la défaillance des sondes de vitesse Pitot, qui ne résisteraient pas à un givrage extrême, était un élément contributif mais qu'elle n'expliquait pas à elle seule l'accident. Parallèlement à l'enquête technique, une instruction est menée par la juge Sylvia Zimmermann à Paris et plusieurs associations se sont constituées parties civiles.
   
Depuis l'accident du vol AF447, les familles ont exprimé régulièrement leurs doutes et critiques, notamment sur l'organisation des recherches dans l'Atlantique. Un comité d'information des familles des victimes a été lancé en juillet 2010 pour répondre à leur demande de transparence. Mais les associations regrettent la lenteur du cycle judiciaire. "La remise du rapport final a été reportée de dix mois, au 30 octobre et nous avons peu d'informations précises sur cette enquête judiciaire", dit Robert Soulas. Une prochaine réunion d'information est prévue avec le juge d'instruction le 24 février.
   
Des débris, dont l'empennage de l'avion, ont été repêchés après l'accident, ainsi qu'une cinquantaine de corps. Mais les trois premières phases de recherches, à l'aide de robots sous-marins, n'ont pas permis de retrouver l'épave. L'enquête technique a mis en évidence une défaillance des sondes Pitot de mesure de la vitesse de l'avion - lesquelles ont été changées depuis - mais le BEA estime qu'elle n'est pas la cause principale dans la "chaîne d'événements" ayant conduit à l'accident.
 
Air France a décliné toute responsabilité
   
Dans un mémorandum transmis à la justice, Air France a décliné toute responsabilité dans l'accident et accusé Airbus et Thales d'être restés sourds à ses alertes sur les sondes Pitot. La compagnie a été en effet critiquée pour son absence de réactivité après les multiples cas de givrage des sondes AA Pitot de Thales. Il est apparu que les sondes Thales donnaient, en cas de givrage, des informations de vitesse erronées, perturbant ainsi l'équipage. Un rapport d'experts judiciaires dans le cadre de l'instruction à Paris a mis en cause la maintenance des sondes par Air France.
   
Dans les mois suivant l'accident, la compagnie a accéléré le remplacement des sondes AA en même temps qu'Airbus puis l'Agence européenne de sécurité aérienne recommandaient leur remplacement par des sondes Goodrich, jugées plus fiables. Une mission d'experts indépendants mandatée par la compagnie pour étudier la sécurité de ses vols après l'accident du Rio-Paris a récemment validé la sécurité des vols d'Air France. Mais elle a tout de même critiqué une organisation trop complexe au sein de la compagnie et a prôné la mise en place de 35 mesures de sécurité.

le 04 février 2011 à 09:24
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6 Commentaires

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  • 421123, le 05/02/2011 à 21h39

    Ne pas retrouver les boite noires sera un excellent prétexte pour laisser "planer" des doutes et peut-être mettre la responsabilité sur le dos des pilotes...il y aurait eu neuf incidents semblables en dix ans.

  • gg92, le 04/02/2011 à 12h14

    2 ans apres, qu'esperent-ils ?

  • tambrest, le 04/02/2011 à 12h11

    Et en plus Air France n'exploite plus de 737 depuis 2007.

  • cricou_mars, le 04/02/2011 à 11h11

    C'est clair... bien vu

  • diktatur, le 04/02/2011 à 11h08

    Beaucoup d'argent déjà perdu dans ces recherches qui n'aboutiront probablement jamais....

  • moosehead25, le 04/02/2011 à 09h54

    Tout de même..........une photo d'un Boeing 737 pour illustrer un Airbus A330 ! Sommes-nous à ce point dans la dèche ? A moins qu'il ne s'agisse de faire de la mauvaise pub au concurrent.

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