© Montage TF1 News DECRYPTAGE - En s'imposant de peu dans l'Iowa, le modéré Mitt Romney, favori depuis plusieurs mois, a mis sa campagne sur orbite. Mais les résultats montrent une nouvelle fois la fracture dans le parti entre la branche centriste et la mouvance conservatrice représentée notamment par Rick Santorum, battu de huit voix. Après un médiocre 5% dans l'Iowa, la candidate conservatrice est la première à se retirer de la course à l'investiture républicaine. Après un scrutin très serré, le modéré Mitt Romney, l'un des favoris à l'investiture, a remporté le caucus de l'Iowa, première étape des primaires républicaines qui désigneront l'adversaire de Barack Obama en novembre. Arrivé seulement huit voix derrière, le conservateur Rick Santorum crée la surprise. Qui sera le challenger d'Obama à la présidentielle ? Le caucus de l'Iowa, première étape des primaires républicaines, peine à dégager une tendance, reflétant l'indécision des électeurs. Romney est au coude à coude avec Santorum, quasi-inconnu il y a un mois. DECRYPTAGE - Quel est le poids du mouvement anti-taxes et anti-Washington dans la campagne des primaires républicaines ? Les candidats doivent-il composer avec lui pour espérer décrocher l'investiture ? Les réponses de TF1 News avec François Durpaire, spécialiste de la politique américaine. Dispensé de primaires chez les démocrates grâce à son statut de président sortant, Barack Obama est déjà en campagne depuis plusieurs mois. Objectif : récolter le maximum d'argent en vue de l'été prochain. La bataille pour l'investiture républicaine débutera le mardi 3 janvier 2012 avec le "caucus" de l'Iowa. Les scrutins se suivront ensuite jusqu'à fin juin. Mais tout devrait être joué début mars après le "Super Tuesday". Les sept candidats à l'investiture du parti républicain pour la présidentielle américaine de 2012 multiplient les réunions dans l'Iowa, premier Etat à voter mardi prochain. Le candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2012 aux Etats-Unis a qualifié la direction de l'Iran de "malfaisante" et affirmé qu'il tenterait de "décapiter le régime" de Téhéran s'il était élu. Même s'il est distancé au niveau national, Ron Paul, le candidat "libertarien" des républicains, fait désormais la course en tête dans l'Iowa, où aura lieu le premier scrutin le 3 janvier. Il profite notamment du déluge de publicités négatives lancées contre Newt Gingrich, le favori. Avant même le premier scrutin, le 3 janvier, la campagne des primaires a été rythmée par plusieurs "boulettes" mémorables des prétendants à l'investiture républicaine. La sélection subjective de TF1 News. En plein blocage avec les républicains, le président américain s'est accordé un intermède mercredi en se rendant, comme le Mr Tout-le-monde américain, dans un commercial de la région de Washington où il a fait ses achats avec sa propre carte de crédit. Le tout accompagné de son chien Bo... INFOGRAPHIE - Découvrez avec notre visuel animé les résultats des primaires, Etat par Etat, la course aux délégués entre les candidats à l'investiture et le calendrier des scrutins à venir. INFOGRAPHIE - Découvrez avec notre visuel animé le fonctionnement des primaires aux Etats-Unis, première étape électorale de la course à la Maison-Blanche. En 2012, elles s'étaleront du 3 janvier jusqu'à fin juin. Ce candidat ultra-conservateur a remercié Dieu à l'annonce des résultats très serrés dan l'Iowa qui a vu la victoire de Mitt Romney avec seulement huit voix d'avance. Lors du causus républicain de l'Iowa, Rick Santorum a perdu avec seulement 8 voix le causus de l'Iowa. Fervent catholique, ce père de sept enfants se présente comme la seule alternative face au conservateur Mitt Rodney. Barack Obama a affiché mardi soir sa confiance lors d'une téléconférence avec des démocrates réunis dans l'Iowa, au moment où ses adversaires républicains votaient pour leurs primaires. "D'une certaine façon, je suis vraiment plus optimiste maintenant que je ne l'étais lorsque j'ai été candidat pour la première fois", a-t-il déclaré. Le combat des chefs chez les Républicains est engagé pour savoir qui affrontera Barack Obama pour l'élection présidentielle. Il reste six prétendants. Si certains font preuve d'une inculture abyssale, d'autres multiplient les gaffes. DIAPORAMA - Sept prétendants briguent l'investiture républicaine pour la présidentielle de 2012. Avant le début des primaires, le 3 janvier, découvrez qui sont-ils, par ordre alphabétique.
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Comme le veut la tradition, c'est l'Iowa, petit Etat rural et conservateur du Midwest, qui lançait mardi soir une nouvelle fois la bataille des primaires aux Etats-Unis. Ce premier scrutin n'est d'ailleurs pas une "primaire" proprement dite, mais un "caucus", c'est-à-dire une assemblée de militants qui votent à main levée.
Les autres Etats suivront petit à petit jusqu'à fin juin. Mais il est néanmoins fort probable que le futur adversaire de Barack Obama soit connu début mars après le "Super-Tuesday", jour où une quinzaine d'Etats voteront à leur tour. Il ne sera cependant désigné officiellement que fin août lors de la convention républicaine où se rassembleront les délégués du parti. (pour comprendre le fonctionnement des primaires, cliquez ici pour voir notre infographie : "Primaires américaines : comment ça marche")
Un premier vote important, mais pas primordial
Les primaires fonctionnent au niveau des Etats : après le résultat du vote, un certain nombre de délégués est attribué à chaque candidat selon le poids démographique de chaque Etat. Cette année, 28 délégués sont en jeu dans l'Iowa, sur un total de 2.286 -il faudra donc obtenir 1.144 délégués pour décrocher l'investiture (voire notre infographie : "Primaires républicaines : la course aux délégués")
Sur le plan purement mathématique, remporter l'Iowa n'est donc pas primordial, au point que certains candidats choisissent même de faire l'impasse sur ce premier scrutin pour se consacrer aux primaires suivantes, plus importantes. En revanche, gagner dans l'Iowa, ou du moins y figurer en bonne place, est important sur le plan symbolique pour ceux qui y ont mené campagne.
L'Iowa donne ainsi une tendance mais ne préfigure en rien le résultat final. En 2008, Mike Huckabee, le vainqueur républicain, avait ensuite été largement dominé par John McCain, arrivé en 4e position. Mais chez les démocrates, c'est Barack Obama qui l'avait emporté.
Conservateurs VS modérés : sept prétendants, mais pas de favori incontestable
Cette année, ils sont sept à briguer l'investiture du parti de l'éléphant, un chiffre qui se situe dans la moyenne habituelle (voir notre diaporama : "Primaires : les sept républicains prêts à affronter Obama"). Mais, symbole du mal-être d'une formation qui se cherche entre sa branche centriste et le camp conservateur et dont le curseur se déplace de plus en plus vers la droite sous l'influence de la mouvance du Tea Party (voir ci-dessous), aucun d'entre eux ne fait figure de favori incontestable.
Certes, depuis plusieurs mois, Mitt Romney, l'ancien gouverneur du Massachusetts, est dans le duo de tête. Modéré aussi bien sur les questions de société que sur les questions économiques, il plaît à l'électorat centriste et semble le mieux placé pour lutter ensuite contre Barack Obama. Problème : pour le camp conservateur, il n'est qu'un "Rino" ("Republican in name only", "républicain seulement de nom"), qui ne vaut pas mieux que Barack Obama. Pour séduire cette partie de l'électorat, il a donc été obligé d'effectuer plusieurs volte-face par rapport à ses positions antérieures et de durcir son discours.
Face à lui, se dressent essentiellement des candidats dits "conservateurs", plus ou moins proches du Tea Party. Et là, aussi, symbole des difficultés du parti à se trouver un leader, plusieurs ont occupé la tête des sondages, comme Michele Bachmann ou Rick Perry, avant de sombrer. Aujourd'hui, c'est Newt Gingrich, un vieux de la vieille du parti, qui est au coude-à-coude avec Mitt Romney. Mais très lié à Washington et aux lobbys, il est aussi loin de faire l'unanimité. Pour brouiller un peu plus les cartes, Ron Paul et Rick Santorum pourraient tirer leur épingle du jeu dans l'Iowa.
Un parti sous l'influence du Tea Party
Comme son nom ne l'indique pas, il ne s'agit pas d'un parti proprement dit, mais d'une mouvance au sein de la droite américaine et du camp conservateur, née dans la foulée de l'élection de Barack Obama et de ses projets. Ses credos : le refus des taxes et des impôts, quels qu'ils soient, une grande méfiance à l'égard de l'Etat fédéral et la défense des libertés individuelles. 20% de la population américaine se dit aujourd'hui proche de ses idées, une proportion bien évidemment encore plus importante à droite. D'où le poids représenté aujourd'hui par le Tea Party à l'intérieur même du parti républicain.
Résultat : "aucun candidat républicain ne peut se démarquer et donc espérer l'emporter s'il se passe des voix de l'électorat du Tea Party. Ils n'ont donc pas le choix. Ils doivent "droitiser" leur discours pendant les primaires, quitte à se recentrer ensuite pour le vainqueur lors de la future confrontation avec Barack Obama", explique François Durpaire, spécialiste des Etats-Unis, à TF1 News (lire notre article : "Comment le Tea Party pèse sur les primaires républicaines")
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