Primaires républicaines : Mitt Romney (à gauche), Rick Santorum (à droite), arrivés en tête lors du caucus de l'Iowa (04/01/2012) © www.abacapress.com Après un médiocre 5% dans l'Iowa, la candidate conservatrice est la première à se retirer de la course à l'investiture républicaine. Après un scrutin très serré, le modéré Mitt Romney, l'un des favoris à l'investiture, a remporté le caucus de l'Iowa, première étape des primaires républicaines qui désigneront l'adversaire de Barack Obama en novembre. Arrivé seulement huit voix derrière, le conservateur Rick Santorum crée la surprise. Après plusieurs mois de pré-campagne, la bataille pour l'investiture républicaine débutait concrètement mardi soir avec le premier scrutin dans l'Iowa. Sept prétendants sont candidats pour affronter en novembre Barack Obama, "dispensé" de primaires chez les démocrates. Le point avec TF1 News. DECRYPTAGE - Quel est le poids du mouvement anti-taxes et anti-Washington dans la campagne des primaires républicaines ? Les candidats doivent-il composer avec lui pour espérer décrocher l'investiture ? Les réponses de TF1 News avec François Durpaire, spécialiste de la politique américaine. Dispensé de primaires chez les démocrates grâce à son statut de président sortant, Barack Obama est déjà en campagne depuis plusieurs mois. Objectif : récolter le maximum d'argent en vue de l'été prochain. La bataille pour l'investiture républicaine débutera le mardi 3 janvier 2012 avec le "caucus" de l'Iowa. Les scrutins se suivront ensuite jusqu'à fin juin. Mais tout devrait être joué début mars après le "Super Tuesday". Les sept candidats à l'investiture du parti républicain pour la présidentielle américaine de 2012 multiplient les réunions dans l'Iowa, premier Etat à voter mardi prochain. Le candidat à l'investiture républicaine pour l'élection présidentielle de 2012 aux Etats-Unis a qualifié la direction de l'Iran de "malfaisante" et affirmé qu'il tenterait de "décapiter le régime" de Téhéran s'il était élu. Même s'il est distancé au niveau national, Ron Paul, le candidat "libertarien" des républicains, fait désormais la course en tête dans l'Iowa, où aura lieu le premier scrutin le 3 janvier. Il profite notamment du déluge de publicités négatives lancées contre Newt Gingrich, le favori. Avant même le premier scrutin, le 3 janvier, la campagne des primaires a été rythmée par plusieurs "boulettes" mémorables des prétendants à l'investiture républicaine. La sélection subjective de TF1 News. En plein blocage avec les républicains, le président américain s'est accordé un intermède mercredi en se rendant, comme le Mr Tout-le-monde américain, dans un commercial de la région de Washington où il a fait ses achats avec sa propre carte de crédit. Le tout accompagné de son chien Bo... INFOGRAPHIE - Découvrez avec notre visuel animé les résultats des primaires, Etat par Etat, la course aux délégués entre les candidats à l'investiture et le calendrier des scrutins à venir. INFOGRAPHIE - Découvrez avec notre visuel animé le fonctionnement des primaires aux Etats-Unis, première étape électorale de la course à la Maison-Blanche. En 2012, elles s'étaleront du 3 janvier jusqu'à fin juin. Ce candidat ultra-conservateur a remercié Dieu à l'annonce des résultats très serrés dan l'Iowa qui a vu la victoire de Mitt Romney avec seulement huit voix d'avance. Lors du causus républicain de l'Iowa, Rick Santorum a perdu avec seulement 8 voix le causus de l'Iowa. Fervent catholique, ce père de sept enfants se présente comme la seule alternative face au conservateur Mitt Rodney. Barack Obama a affiché mardi soir sa confiance lors d'une téléconférence avec des démocrates réunis dans l'Iowa, au moment où ses adversaires républicains votaient pour leurs primaires. "D'une certaine façon, je suis vraiment plus optimiste maintenant que je ne l'étais lorsque j'ai été candidat pour la première fois", a-t-il déclaré. Le combat des chefs chez les Républicains est engagé pour savoir qui affrontera Barack Obama pour l'élection présidentielle. Il reste six prétendants. Si certains font preuve d'une inculture abyssale, d'autres multiplient les gaffes. DIAPORAMA - Sept prétendants briguent l'investiture républicaine pour la présidentielle de 2012. Avant le début des primaires, le 3 janvier, découvrez qui sont-ils, par ordre alphabétique.
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Vainqueur dans un Etat réputé conservateur et donc a priori peu favorable pour lui, Mitt Romney, en tête depuis plusieurs mois, entame les primaires 2012 bien mieux que celles de 2008. Une défaite aurait en effet démontré une nouvelle fois ses difficultés à séduire l'aile droite des électeurs républicains, échaudés à la fois par ses positions modérées sur l'économie et les questions de société et surtout par sa religion. Mormon, Mitt Romney est en effet très mal perçu par les évangélistes, dont le poids est important dans le Midwest.
Même s'il a probablement profité des divisions du camp conservateur, représenté par cinq candidats, l'ancien gouverneur du Massachusetts pose en tout cas sa campagne sur de bons rails, d'autant plus que le prochain scrutin (voir notre infographie : "Primaires américaines : comment ça marche"), dans le New Hampshire, lui est favorable (voir ci-dessous).
Santorum peut-il durer ?
Même s'il grimpait dans les sondages uniquement réalisés dans l'Iowa depuis mi-décembre, Rick Santorum est incontestablement LA surprise de ce premier scrutin. Bien qu'il soit très bas dans les enquêtes nationales et qu'il n'ait aucune chance face à Barack Obama en novembre, ses références aux valeurs chrétiennes (il est opposé au mariage gay et à l'avortement et prône le créationnisme face à la théorie de l'évolution), lui ont permis de surfer sur le vote conservateur. Il a aussi profité de sa très bonne campagne de terrain : c'est le seul des sept prétendants à avoir sillonné les 99 comtés de l'Iowa.
Plusieurs problèmes se posent néanmoins pour lui permettre de prolonger ce "momentum". Tout d'abord, l'argent. "Petit" candidat, il n'avait récolté que 1,3 million de dollars fin septembre (dernier chiffre officiel disponible), arrivant bon dernier des budgets de campagne. Il en a utilisé une grande partie pour justement faire campagne dans l'Iowa. Sa deuxième place devrait lui permettre d'accélérer les levées de fond, mais il risque néanmoins de manquer de cash. Ensuite, il reste quasi-inconnu dans les autres Etats et n'aura pas le temps de s'y faire connaître. Enfin, désormais en vue, il est aussi devenu de fait une cible privilégiée.
L'heure Gingrich sonnera-t-elle ?
Arrivé à une décevante 4e place, Newt Gingrich reste néanmoins dans le duo de tête des sondages nationaux. Il compte notamment sur la Caroline du Sud, le 21 janvier, et la Floride, le 31, pour revenir à hauteur de Mitt Romney.
A surveiller également pour la suite : Ron Paul. Le candidat "libertarien" termine 3e avec 21% des voix. Mieux qu'en 2008, mais moins bien que ce qu'il pouvait espérer à la vue des derniers sondages, qui le donnaient parfois gagnant avec 25%.
Perry reste en course
Contrairement à Michele Bachmann, qui a abandonné mercredi, Rick Perry, présenté comme le principal adversaire de Romney cet automne, a décidé de rester en course. Il est arrivé en 5e position dans l'Iowa avec seulement avec 10% des suffrages. Des rumeurs sur son retrait avaient circulé mardi soir.
Le New Hampshire en vue pour Romney
Prochaine étape pour les survivants du Midwest : le New Hampshire, mardi prochain. Petit Etat de la côte Est, plutôt libéral, il est formaté sur mesure pour Mitt Romney. Ce dernier y est ainsi crédité de plus de 40% des intentions de vote. Comme dans l'Iowa ce mardi, il s'agira surtout de créer une dynamique de campagne plus que d'obtenir des délégués en vue de la convention (voir notre infographie : "Primaires républicaines : la course aux délégués")
Comme c'est aussi souvent le cas, un ou deux prétendants pourraient jeter l'éponge en cas de mauvais score.
Modérés contre conservateurs : une bonne nouvelle pour Obama ?
Les cinq candidats étiquetés "conservateurs" ont obtenu près de 70% des voix. Un score qui confirme l'ancrage à droite du parti républicain et l'importance de la mouvance du Tea Party face à l'aile dite "centriste". Même s'il est désigné pour aller à la bataille face à Barack Obama, Mitt Romney devra donc composer avec cette droite dure, au risque d'effrayer les modérés et les indécis (lire notre article : "Comment le Tea Party pèse sur les primaires républicaines")
L'équipe de campagne du président sortant ne s'y est pas trompé. "Le programme extrémiste du Tea Party a remporté une nette victoire. Peu importe qui les républicains désigneront comme candidat, nous aurons à nous battre contre quelqu'un qui a adopté ces idées dans le but de gagner, jurant de laisser Wall Street dicter ses propres règles, de mettre un terme au Medicare, de revenir sur les droits des homosexuels, de laisser indéfiniment les troupes en Irak et de saccager la sécurité sociale pour permettre aux milliardaires et aux entreprises de payer moins d'impôts", a affirmé le camp Obama mercredi.
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