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DOSSIER : Élections USA 2012

Primaires républicaines : et maintenant ?

Fabrice Aubert par
le 07 mars 2012 à 12h04 , mis à jour le 07 mars 2012 à 13h03.
Temps de lecture
4min
Rick Santorum (à gauche) et Mitt Romney (à droite), le 22 février 2012

Rick Santorum (à gauche) et Mitt Romney (à droite), le 22 février 2012 / Crédits : A.F.P. / D. Emmert

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AmériquesDECRYPTAGE - Après le "Super-Tuesday", rien n'est encore joué dans la course à l'investiture républicaine pour désigner l'adversaire de Barack Obama. La bataille entre le centriste Mitt Romney (à droite) et le conservateur Rick Santorum (à gauche) pourrait encore durer quelques semaines. Le point avec TF1 News.

 

Qui a remporté le "Super-Tuesday" ?
Il n'y a pas vraiment de vainqueur, ni de vaincu d'ailleurs. En remportant six Etats -Alaska, Idaho, Vermont, Virginie,  Massachusetts, Ohio-, Mitt Romney, le centriste, a simplement assuré le service minimum pour conforter son statut de favori. Mais, malgré les millions dépensés, il est loin d'avoir créé un avantage décisif comme il l'espérait.

De son côté, en s'imposant dans le Tennessee, l'Oklahoma et le Dakota du Nord, Rick Santorum, l'invité surprise de ces primaires, a confirmé qu'il était bien le leader du camp conservateur et donc le principal adversaire de Mitt Romney. Newt Gingrich, l'autre représentant conservateur un temps favori des sondages en janvier, reste pour sa part toujours en course grâce à son succès en Géorgie, l'Etat dont il est originaire (voir notre infographie : "Primaires : les résultats)
 

Où est en la course aux délégués ?
Pour devenir l'adversaire de Barack Obama, "dispensé" de primaires chez les démocrates grâce à son statut de président sortant, il faut obtenir cette année le soutien de la majorité des 2.286 délégués qui désigneront officiellement le candidat à la convention républicaine programmée fin août (voir notre infographie :"Primaires américaines : comment ça marche") -chaque Etat dispose, selon son poids démographie, d'un certain nombre de délégués répartis le plus souvent à la proportionnelle ou au système du "tout au vainqueur".
 
Pour l'instant, avec environ 396 délégués selon les estimations de CNN, Mitt Romney est certes largement en tête puisque Rick Santorum n'en compte que 158. Mais il est donc encore loin de la majorité fixée à 1.144.
 
Quelle est la suite du programme ?  
Jusqu'à présent, un peu moins des 50 Etats du pays ont voté. Prochain sur la liste : le Kansas, samedi, puis l'Alabama, le Mississippi et Hawaï dans une semaine. Le prochain grand rendez-vous est fixé au 24 avril, avec cinq Etats en jeu, dont New York et la Pennsylvanie. A moins d'un scandale touchant Mitt Romney et Rick Santorum, il est peu probable que le représentant du parti de l'éléphant soit connu avant cette date.
  
Que signifie cette division des forces ?
Elle est embarrassante pour tout le monde. Elle prouve que Mitt Romney n'arrive pas à convaincre l'aile droite du parti qui l'affuble du sobriquet de "Rino" ("Republican in name only", "républicain seulement de nom") en raison de ses positions jugées trop modérées -on lui reproche notamment d'avoir mis en place, alors qu'il était gouverneur du Massachusetts, un système d'assurance maladie proche de celui créé par Barack Obama. Elle montre également que Rick Santorum, s'il séduit la base conservatrice grâce à son discours sur les valeurs chrétiennes, a le problème inverse : il effraie les centristes qui craignent que ses positions radicales assurent une victoire facile à Barack Obama lors de la présidentielle. 

Enfin, elle est gênante pour la direction du parti républicain qui a justement établi son calendrier dans le but de faire la durer les primaires le plus longtemps possible afin de monopoliser l'attention médiatique. Cette décision lui revient aujourd'hui comme un boomerang en raison des attaques féroces que se lancent Mitt Romney, Rick Santorum et Newt Gingrich -et à un degré moindre Ron Paul.

Les divisions internes nées de cette lutte seront ensuite difficile à oublier à l'automne quand il s'agira de mobiliser les militants pour la présidentielle proprement dite. Et la surenchère que se livrent les candidats vers la droite, aussi bien au niveau économique, sociale que diplomatique, risquent de faire fuir les centristes. Le vainqueur indirect de ce "Super-Tuesday" est donc probablement... Barack Obama !

Une coalition conservatrice peut-elle venir à bout de Romney ?

C'est le raisonnement de Rick Santorum qui espère obtenir le ralliement de Newt Gingrich -les rôles sont inversés entre les deux hommes par rapport à janvier.  Pour Mitt Romney, la victoire de New Gingrich ce mardi en Géorgie est donc une bonne nouvelle. En cas de défaite, il aurait probablement jeté l'éponge. Et ses voix  se seraient probablement reportées vers Rick Santorum, avec ou sans appel formel en faveur ce dernier.

 

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  • lucidite : Ce qu'on voit est tout-à-fait logique. Face à un candidat sortant imbattable (Obama déçoit plus à gauche, pour ses prises de position centristes qu'à droite) aucun candidat prometteur ne veut risquer son avenir sur une campagne perdue d'avance. Il ne leur reste donc que des candidats de seconde ligne, soit fatigués, soit fanatiques, mais qui ne peuvent rassembler qu'une petite minorité. La mécanique électorale fera, certes, que çà se joue à 49/51%, mais la réalité est que c'est très, mais très largement gagné d'avance pour Obama.

    Le 07/03/2012 à 22h21
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