Quelques heures après l'échec des négociations entre le gouvernement québécois et les responsables étudiants sur la hausse des frais de scolarité, plusieurs milliers de personnes armées de casseroles ont de nouveau manifesté jeudi soir dans les rues de Montréal, de façon calme mais déterminée,
Ces négociations avaient débuté lundi et visaient à trouver une sortie du conflit sur les frais de scolarité qui dure depuis le 13 février. "Evidemment, nous sommes déçus. J'aurais de loin préféré que nous puissions en venir à une entente mais malheureusement, et malgré le fait que les discussions ont été somme toute, je dirais, assez constructives, il y a un important fossé qui sépare toujours le gouvernement et les représentants des associations étudiantes", a déclaré le Premier ministre Jean Charest. Les dirigeants étudiants ont quant à eux affirmé que le gouvernement avait rompu les pourparlers pour des raisons politiques, "partisanes", et pour protéger "son ego".
Nouvelle grande manifestation samedi
Gabriel Nadeau-Dubois, le porte-parole de la Classe, le syndicat le plus radical, a d'ores et déjà appelé à une grande manifestation samedi à Montréal, pendant que le Premier ministre lançait de son côté un appel au calme, répétant qu'au final, son parti, au pouvoir depuis 9 ans, devra se soumettre au verdict des urnes "d'ici 18 mois".
Pour la première fois depuis le début du conflit il y a près de 4 mois, le gouvernement avait proposé mardi de réduire la hausse des frais de scolarité de 35 dollars par an, soit une petite somme par rapport aux 1.778 dollars de hausse prévue au total. Jugeant "insuffisant" cet assouplissement de la hausse, les étudiants avaient soumis mardi soir une contre-proposition au gouvernement qui l'a rejetée, estimant qu'elle n'était pas acceptable.








