Ce n'est pas tous les jours qu'un homme en robe de chambre sort une kalachnikov. Le supposé tireur de mardi soir au Québec serait un sexagénaire anglophone. Bien que la police n'ait pas voulu divulguer son identité, certains médias canadiens affirment qu'il s'agit d'un certain Richard Henry Bain.
M. Bain est propriétaire d'une entreprise de services de chasse et de pêche, travaillant sur un territoire appartenant à l'Etat. Il vit à Mont-Tremblant, à 150km de Montréal. Selon des images diffusées après son interpellation, il portait un passe-montagne et une robe de chambre bleue. Les photos montrent un homme d'un certain embonpoint, mal rasé et qui porte des lunettes.
Un homme perturbé ?
Le quotidien québécois La Presse précise que l'homme est bien connu à la mairie du Mont-Tremblant. Il avait adressé de nombreuses demandes jugées « peu structurées ». L'homme s'exprimait en français avec un accent et quelques difficultés de langage. L'aboutissement de ses démarches auprès de la mairie n'est pas connu.
Deux armes à feu on été retrouvées sur le suspect a précisé Ian Lafrenière, un policier de Montréal, l'une d'elle serait une kalachnikov. Le policier Lafrenière a également indiqué que le suspect a été hospitalisé.
Jeudi, l'homme a été inculpé de meurtre avec préméditation.
Plusieurs informations laissent donc supposer qu'il s'agit d'un homme perturbé, voire malade. Ce dernier a crié lors de son arrestation « les Anglais se réveillent ! ». Les enquêteurs travaillent toujours sur l'hypothèse selon laquelle l'homme aurait voulu s'en prendre à la future chef du gouvernement québécois, Mme Marois.










