Deux policiers du dispositif de protection de François Hollande pendant son déplacement à Rio étaient bel et bien sans armes, a confirmé jeudi dans une interview au Figaro le commissaire Gilles Furigo, chef du Service de protection des hautes personnalités (SPHP). Ce dernier a expliqué que la mallette, contenant deux armes et oubliée à Paris, était en fait destinée aux "agents précurseurs" qui attendaient le président dans la capitale brésilienne et qui ne devaient porter effectivement leur arme qu'au moment de l'arrivée du successeur de Nicolas Sarkozy. Le commissaire Furigo a en revanche ajouté que "les agents qui constituent le triangle de sécurité" de François Hollande à Rio "étaient bien armés et en règle". Gilles Furigo a enfin annoncé que le policer responsable de l'oubli des armes de ses collègues "avait été sanctionné comme il se doit".
La porte-parole du gouvernement Najat Vallaud-Belkacem avait déclaré mercredi : "L'ensemble des officiers" du GSPR "qui accompagnaient le président de la République étaient armés (au Brésil) et pas à mains nues contrairement à ce qui a été prétendu". Elle réagissait aux informations de Marianne et du Canard enchaîné selon lesquelles les membres du GSPR, chargés de protéger le chef de l'Etat pendant le sommet de Rio le 20 juin, avaient oublié leurs armes. Par conséquent la protection de François Hollande s'était faite "à mains nues", ironisait l'hebdomadaire satirique. Elle a confirmé qu'un lot d'armes avait bel et bien été oublié à l'Elysée à Paris par un fonctionnaire du GSPR mais assuré qu'il ne s'agissait que "d'armes d'appoint".








