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DOSSIER : Élections USA 2012

Tuerie du Colorado : Obama ne peut plus éviter la question des armes


le 21 juillet 2012 à 09h59 , mis à jour le 20 août 2012 à 09h44.
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4min
Barack Obama, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, le 22/12/2010

Barack Obama, lors d'une conférence de presse à la Maison-Blanche, le 22/12/2010 / Crédits : Abacapress.com

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AmériquesLa fusillade dans un cinéma non loin de Denver ravive le débat sur la réglementation des armes aux Etats-Unis. Un sujet que Barack Obama est accusé d'avoir soigneusement évité depuis son arrivée à la Maison Blanche.

Columbine, Virginia Tech : à chaque fusillade meurtrière dans un lieu public aux Etats-Unis, le débat sur les armes à feu ressurgit. A Aurora, comme souvent lors de tels drames, c'est de manière tout à fait légale que le tueur qui a fait irruption dans un cinéma s'était procuré l'arsenal avec lequel il a tué 12 personnes et en a blessé près de 60 autres. Mais aux Etats-Unis, le droit de porter une arme est inscrit dans la Constitution. Et pour un président américain, s'y attaquer, surtout en période électorale, est politiquement extrêmement risqué.

En témoigne la déclaration faite après le drame par le porte-parole de la Maison Blanche, Pat Carney, qui a exposé devant la presse la position de Barack Obama. "Le président croit que nous devons prendre des mesures de bon sens qui protègent les droits des Américains aux termes du Deuxième amendement (à la Constitution, autorisant la détention d'armes à feu) tout en faisant en sorte que ceux qui ne devraient pas posséder d'armes selon les lois en vigueur n'en obtiennent pas", a-t-il déclaré. "Nous faisons des progrès à cet égard, par l'amélioration du volume et de la qualité de l'information lors des vérifications du passé (des acheteurs d'armes), mais je n'ai rien de plus à vous dire sur le sujet", a conclu le porte-parole.

Des militants déçus par Obama

Barack Obama aura pourtant bien du mal à éviter le sujet, alors que partisans et adversaires de la liberté d'avoir des armes s'affrontent désormais par déclarations interposées. Le maire de New York, Michael Bloomberg, favorable à des mesures de contrôle des armes, a appelé le président démocrate, mais aussi son rival républicain à l'élection de novembre, Mitt Romney, à prendre position immédiatement sur le problème des armes. "Il est peut-être temps que les deux hommes qui veulent être président des Etats-Unis se lèvent et nous disent ce qu'ils vont faire à ce sujet, car il s'agit à l'évidence d'un problème qui concerne tout le pays", a-t-il déclaré. "Il y a tant de meurtres commis chaque jour avec des armes à feu, cela doit cesser".

Du côté des groupes de pression aussi, on pense que cette fusillade pourraient changer la donne. Il y a d'un côté les militants pour le contrôle des armes, pas du tout satisfaits jusqu'à présent de l'action de Barack Obama dans ce domaine. "Nous sommes jusqu'à présent très déçus de l'action du président sur la question des armes", assène ainsi John Sugarmann, président du Violence Policy Center, un centre de réflexion qui a son siège à Washington. Mais à ses yeux, "il y a des fusillades qui amènent les Américains à réfléchir à la violence par arme à feu, et celle-ci pourrait en être une". De l'autre côté, le puissant lobby américain des armes à feu redoute des répercussions possibles. Se sentant menacée, la National Rifle Association (NRA) accuse le président Obama d'être favorable à un traité en cours de négociation aux Nations unies qui permettrait de limiter le droit constitutionnel des Américains à posséder autant d'armes à feu qu'ils le désirent. Le futur Traité sur le commerce des armes de l'ONU vise à réglementer le marché mondial des armes légères, mais la NRA affirme qu'il pourra conduire à l'adoption de lois plus strictes aux Etats-Unis.

Chaque année, environ 100.000 personnes, dont de nombreux enfants, sont blessées par arme à feu aux Etats-Unis et plus de 31.500 en meurent, selon des statistiques officielles. "Ce qui est désespérant, c'est que personne ne se demande quel est le facteur commun que nous pouvons constater" dans les divers événements de ce genre, dénonce John Sugarmann. Pour lui, ce point commun saute aux yeux : c'est tout simplement "l'accessibilité des armes et les types d'armes vendues dans ce pays". Il est extrêmement facile d'acheter une arme à feu dans la plupart des Etats américains. En Virginie, par exemple, les carabines et les fusils de chasse peuvent être achetés librement par tout citoyen à partir de 18 ans, et les armes de poing à partir de 21 ans, du moment que l'acheteur n'est pas un immigrant illégal et n'a pas de casier judiciaire.

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  • scullymcd24 : Quelle idée de laisser la vente libre des armes,

    Le 22/07/2012 à 10h50
  • CuTaKeT : C'est 12 morts et 58 blessés (10 morts exactement...)

    Le 21/07/2012 à 10h27
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