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VIDEO. Venezuela : Nicolas Maduro, le dauphin de Chavez


le 08 mars 2013 à 14h21 , mis à jour le 08 mars 2013 à 14h21.
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AmériquesPâle imitation du chef de l'Etat pour ses détracteurs, Nicolas Maduro a été adoubé par Hugo Chavez en tant que candidat du parti au pouvoir, peu avant sa mort.

Il qualifie son principal opposant de "prince de la bourgeoisie parasite", prononce des discours fleuve devant les  caméras de la télévision nationale et conclut ses interventions par un tonitruant "Vive la révolution !", mais si cet homme préside de facto aux destinées du Venezuela, il ne se nomme pas Hugo Chavez. Le  vice-président Nicolas Maduro, a repris à son compte la rhétorique de la  révolution socialiste chère à celui qui a dirigé ce pays depuis quatorze ans.

Auparavant connu pour sa modération, sa discrétion et son sens de la diplomatie, l'ancien ministre des Affaires étrangères (2006-2012) a dû forcer  le trait et aiguiser son verbe depuis que, mi-décembre, il a été chargé par son  mentor d'assurer la gestion des affaires courantes en son absence. "Il est évident que Maduro veut consolider son pouvoir". Il a adopté "une  stratégie de radicalisation et d'intimidation visant des rivaux internes et  externes", analyse le politologue Luis Vicente Leon. "La raison fondamentale de tout cela, c'est qu'il doit remplir le vide. A court terme, il est important d'empêcher ces rivaux de profiter de l'absence de Chavez pour provoquer une instabilité", poursuit-il, le président ayant quasiment déserté l'espace public depuis le 10 décembre, jusqu'à sa mort le 5 mars.

"Occasion historique" d'unifier le pays

C'est donc désormais Nicolas Maduro qui multiplie les apparitions à l'antenne de la chaîne publique de télévision pour remettre les clés d'une maison subventionnée à une famille démunie, inaugurer un hôpital restauré ou faire don  d'un autocar à des étudiants. Mais c'est aussi lui, l'ancien chauffeur de bus, qui est désormais chargé d'accabler le principal opposant, Henrique Capriles, battu par Hugo Chavez à la présidentielle d'octobre dernier et candidat naturel dans le cadre d'un scrutin anticipé. 

Le vice-président accuse notamment le jeune gouverneur du riche Etat de Miranda (nord) de "conspirer" contre le Venezuela avec des complices installés aux Etats-Unis. "Nous jurons que plus jamais les petits-bourgeois n'arnaqueront la population", s'était-il exclamé la semaine dernière. Ce discours agressif, aux airs de campagne, déçoit certains observateurs persuadés que Nicolas Maduro présente le profil adéquat pour faire basculer le gouvernement dans une politique moins encline à diviser le Venezuela.

El Nacional, quotidien d'opposition, écrivait récemment que Nicolas Maduro risquait de laisser passer "l'occasion historique" d'unifier le pays s'il ne parvenait pas à prendre ses distances avec les durs du parti au pouvoir. Le vice-président semble pouvoir être l'homme capable de procéder à "une  transition inévitable vers un schéma politique nouveau, plus large et plus tolérant". "Maduro, par manque d'expérience et de formation politique et idéologique, ou par faiblesse et timidité, est sorti dans l'arène pour montrer qu'il était le taureau dominant, mais à la télévision nationale, il a été ridicule", selon  El National, qui met notamment en exergue le manque de charisme et de leadership du vice-président. Pâle imitation du chef de l'Etat pour ses détracteurs, Nicolas Maduro a toutefois été adoubé par Hugo Chavez en tant que candidat du parti au pouvoir. A l'annonce de la mort du fantasque président, les principaux chefs militaires vénézuéliens ont promis lors d'une intervention télévisée d'être loyaux à Nicolas Maduro.

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  • honfray2012 : Beaucoup trop de militaires sur la photo pour ne pas s'inquiéter de l'avenir du Vénézuéla...c'est à ce genre de "détail" que l'on peut mesurer si un pays est en démocratie ou dans une dictature ....

    Le 05/03/2013 à 23h55
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