Technicien nucléaire nord-coréen © TF1/LCIUne semaine après la résolution de l'ONU sanctionnant son essai nucléaire, la Corée du Nord poursuit son chantage atomique et serait prête à renoncer à une seconde explosion à condition que les Etats-Unis cessent de la "harceler" et lèvent leurs sanctions financières. Selon l'agence sud-coréenne Yonhap citant des sources diplomatiques anonymes, le numéro un nord-coréen, Kim Jong-il, aurait pris cet engagement conditionnel la semaine dernière, lors d'un entretien avec l'émissaire chinois Tang Jiaxuan, en mission de bons office à Pyongyang après l'essai nucléaire du 9 octobre.
Ces signes apparents de compromis ont été accueillis avec le plus grand scepticisme par la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice qui a bouclé samedi par Moscou une tournée asiatique destinée à resserrer les rangs face à la Corée du Nord. Refusant de croire à un tournant après une médiation chinoise, Condi a exprimé samedi des doutes sur la volonté du régime nord-coréen de s'en tenir à un seul essai nucléaire, tant le passé de la Corée communiste est peu encourageant en matière de promesses.
Faisant fi des mises en garde internationales, le Nord a effectué le 9 octobre un essai nucléaire souterrain sanctionné par une résolution de l'ONU. Adoptée à l'unanimité le 14 octobre, la résolution 1718 prévoit un embargo sur "les armes et matériels connexes", "les matériels liés à la technologie nucléaire ou à celle des missiles", ainsi que sur "les produits de luxe", au moyen d'une "inspection de toute cargaison à destination ou en provenance de Corée du Nord". Pyongyang a dénoncé ce texte comme une "déclaration de guerre" à son égard tout en agitant la menace de "coups implacables" à quiconque violerait sa souveraineté.
(D'après agence)
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