Centrale nucléaire en Corée du Nord © TF1-LCI"Acte très provocateur" selon la secrétaire d'Etat américaine Condoleezza Rice, "intolérable" selon la Corée du Sud, "impardonnable" selon le Japon : l'annonce mardi par Pyongyang d'un essai nucléaire a entraîné une série de réactions inquiètes. La Corée du Sud parle d'une "forte possibilité" que la Corée du Sud s'exécute et la menace de "toutes les conséquences". Les Etats-Unis ont de leur côté demandé au Conseil de sécurité de l'ONU d'agir pour empêcher cet essai.
Pyongyang cherche à renforcer son arsenal face à ce qu'elle estime être la menace grandissante des Etats-Unis. Selon les analystes, ce que recherche le régime communiste, c'est en effet à obtenir une levée du boycott financier imposé par les Américains et qui l'embarrasse de plus en plus. Un tel acte pourrait en premier lieu "forcer" la Chine et la Russie, plutôt conciliantes à l'égard de leur allié traditionnel nord-coréen, à "changer" d'attitude, a jugé mercredi le quotidien économique japonais Nihon Keizai Shimbun (Nikkei).
Déjà, Pékin a appelé au "calme et à la retenue" et la communauté internationale au dialogue. Et elle évoquera le sujet avec le Japon dimanche. Tokyo a en effet confirmé mercredi que le nouveau Premier ministre, Shinzo Abe, se rendrait dimanche en Chine et lundi en Corée du Sud. La Chine et la Corée du Sud avaient refusé de rencontrer le prédécesseur d'Abe, Junichiro Koizumi, en raison de ses visites répétées au sanctuaire de Yasukuni considéré par les voisins du Japon comme un symbole du militarisme de l'empire du Soleil levant dans les années 1930 et 1940. Pékin et Tokyo vont s'attacher à chercher les moyens de relancer les pourparlers à six (deux Corée, Japon, Chine, Russie, Etats-Unis) sur la Corée du Nord, qui les boycotte depuis la fin 2005.
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