Centrale nucléaire en Corée du Nord © TF1-LCITrois jours après la volonté affichée par Pyongyang d'effectuer un essai nucléaire (sans livrer de date), le Conseil de sécurité a adopté vendredi une déclaration non contraignante exigeant qu'elle y renonce et qu'elle retourne sans préconditions aux pourparlers à six (Chine, les deux Corée, Etats-Unis, Japon, Russie) pour abandonner son programme nucléaire. Le texte ne comporte pas de menace de sanctions, se contentant de souligner que "si la Corée du Nord ignore les appels de la communauté internationale, le Conseil de sécurité agira en conformité avec ses responsabilités aux termes de la Charte des Nations unies".
L'idée est d'"envoyer un message d'unité pour empêcher la Corée du Nord de commettre un tel acte irresponsable", a déclaré le nouveau Premier ministre japonais Shinzo Abe qui doit se rendre en Chine, où il devrait évoquer ce dossier. Selon le quotidien économique japonais Nihon Keizai Shimbun, un essai nucléaire nord-coréen pourrait en premier lieu "forcer" la Chine et la Russie, plutôt conciliantes à l'égard de leur allié traditionnel, à "changer" d'attitude.
Essai ce week-end ?
Pyongyang cherche à renforcer son arsenal face à ce qu'elle estime être la menace grandissante des Etats-Unis. Selon les analystes, ce que recherche le régime communiste, c'est en effet à obtenir une levée du boycott financier imposé par les Américains et qui l'embarrasse de plus en plus. A cause de ce boycott, la Corée du Nord boycotte les pourparlers à six depuis novembre. Selon un influent quotidien sud-coréen, Dong-a Ilbo, l'essai pourrait se produire le 8 ou le 10 octobre, car ce sont des jours anniversaires historiques en Corée du Nord, ou encore le 9, date du déplacement à Séoul du nouveau Premier ministre japonais Shinzo Abe.
Retour MYTF1
Chargement en cours...




