Sauvetage en haute-montagne au Népal, archives © TF1/LCILes quatre hommes originaires de Grenoble étaient partis le 12 octobre à l'assault du sommet Paldor (5.896 mètres) à 70 km au nord de Katmandou et avaient organisé un rendez-vous avec des amies, Stefania Paolik et Carole Toigot, le 5 novembre. "Nous étions censées les rencontrer le 5 novembre mais ils ne sont pas venus", a déclaré Stefania Paolik. Selon elle, "c'étaient des alpinistes extrêmement chevronnés. L'un d'eux avait déjà travaillé comme guide de montagne, un autre achevait sa formation et deux autres étaient très expérimentés", a-t-elle ajouté. Les alpinistes avaient pris assez de vivres avec eux, mais sans surplus, et étaient équipés d'un téléphone satellitaire, a-t-elle précisé.
L'ambassade de France au Népal a confirmé la disparition des quatre Français (Jean-Baptiste Moreau, Raphaël Perissin, Vincent Villedieu et Stefan Cieslar). L' expédition qui devait avoir lieu mercredi, a été reportée à jeudi pour des raisons techniques, a-t-on appris auprès du ministère des Affaires étrangères à Paris. Un "problème d'hélicoptère" est à l'origine de ce "contretemps", a indiqué un porte-parole du Quai d'Orsay. Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, a indiqué que cette expédition, qui doit comprendre six guides de haute-montagne népalais et deux proches des disparus, aurait lieu "à partir de demain matin" -jeudi- pour tenter de les retrouver.
Victime d'une avalanche?
Olivier Mansiot, guide de haute-montagne à Grenoble a confirmé que deux des quatre alpinistes disparus étaient bien originaires de Grenoble. Selon lui, les chances de les retrouver vivants "ne sont que de 5%". Ils sont tous deux sont des alpinistes de très haut niveau qui ont réalisé, parfois ensemble, les ascensions les plus difficile dans les Alpes. Interrogé sur LCI, il a précisé: "dix jours, c'est très long en haute-montagne et, à ma connaissance, il n'y a eu aucun contact avec eux", a-t-il ajouté.
"Pour moi, comme ils progressaient en deux cordées, ils n'ont pas été victimes d'un accident technique mais d'une avalanche", a-t-il estimé. "La reconnaissance aérienne (prévue) mercredi nous permettra peut-être de les retrouver ou de confirmer qu'ils sont morts à cause d'une avalanche, mais il est probable qu'on ne verra pas grand chose car, dans ces massifs, les avalanches se succèdent et recouvrent tout", a-t-il ajouté. Les quatre hommes ont été vus vivants par des villageois pour la dernière fois le 13 octobre lorsque cinq porteurs les avaient accompagnés de la bourgade de Syabrubesi jusqu'au camp de base du mont Paldor.
Le président de l'Association népalaise d'alpinisme est plus optimiste. "Jusqu'ici, il semble qu'il n'y ait pas de traces des (quatre) hommes et jusqu'à ce que nous en trouvions, on peut garder espoir", a estimé Ang Tsering Sherpa, . "Il y a eu tellement d'incidents similaires où les gens ont fini par revenir vivants", a-t-il ajouté. Le Paldor présente peu de risques d'avalanches et la voie d'escalade est "l'une des plus faciles" des sommets de ce type au Népal, selon lui. "Une corniche a pu tomber sur eux", a-t-il avancé. L'agence de trekking qui leur a obtenu le permis d'escalade a confirmé que les quatre hommes étaient des "professionnels" et que le temps était clément au moment de leur départ.
(D'après agence)
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