La chaîne himalayenne © TF1/LCILes quatre alpinistes français disparus au Népal depuis plus d'un mois sont probablement morts. Les sauveteurs sur place sont tentés de mettre fin aux recherches. "Pour les secours, il est désormais évident qu'ils ont été victimes d'une avalanche ou d'un autre piège. Les espoirs de retrouver les quatre hommes vivants se sont évanouis", a indiqué dimanche l'un des membres de l'équipe de secours, en évoquant un possible retour de l'expédition à Katmandou.
Pourtant, les opérations de secours ne devraient pas cesser pour autant. Une équipe spécialisée de l'Ecole militaire de haute montagne de Chamonix doit partir lundi soir au Népal pour participer aux recherches. "Malgré des conditions météorologiques particulièrement mauvaises, la mission envoyée jeudi reste sur place et poursuit ses recherches", a par ailleurs fait savoir dimanche une source diplomatique française.
Indices décourageants
Jean-Baptiste Moreau, Raphaël Perrissin, Vincent Villedieu et Stefan Cieslar, tous des alpinistes chevronnés, âgés de 28 à 36 ans étaient partis le 12 octobre pour tenter l'ascension du mont Paldor (5896 mètres), à 70 km au nord de Katmandou. Ils ont été vus vivants par des villageois pour la dernière fois le 13 octobre, selon Stefania Paolik, une amie des alpinistes qui devait les rencontrer le 5 novembre. "Ils étaient très expérimentés. L'un d'eux travaillait en tant que guide de montagne, un autre terminait sa formation et les deux autres étaient très aguerris", a-t-elle dit.
La tente et du matériel appartenant aux quatre hommes ont été retrouvés vendredi par une expédition de sauvetage terrestre. "Dans l'une des tentes, ils ont trouvé un journal de bord indiquant qu'ils étaient partis le 24 octobre à l'assaut de la face nord du mont Paldor", a indiqué un des sauveteurs. Leur journal fait également état de conditions météorologiques défavorables et d'une très courte fenêtre pour tenter l'ascension finale.
Mais l'un des amis des disparus, Alexandre Mignotte, qui a monté l'association Revenir du Népal, refuse de croire au pire. "On essaie surtout de garder la tête froide par rapport aux indices qui nous parviennent du Népal, a-t-il témoigné dimanche matin sur LCI. Tous les scénarios sont envisagés. Il faut bien voir que c'est un milieu de très haute altitude, avec des conditions météorologiques très variables ; mais ces alpinistes sont très entraînés. C'est pourquoi nous pensons que la possibilité de retouver encore nos amis, peut-être en difficulté, peut-être blessés, est pour nous encore tout à fait plausible". "Les chances de les trouver sont très infimes, et nous le savons", juge pour sa part Nicolas Gros, beau-frère de l'un des disparus, Stefan Cieslar. "Il y a une chance sur 10.000 de les retrouver, mais cette chance, il ne faut pas la laisser passer".
D'après agence
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