Sans nouvelles de quatre alpinistes français

le 14 novembre 2006 à 07h13 , mis à jour le 15 novembre 2006 à 09h17

Ils sont portés disparus depuis dix jours après avoir tenté d'escalader un sommet de près de 6.000 mètres.

Sauvetage en haute-montagne au Népal, archivesSauvetage en haute-montagne au Népal, archives © TF1/LCI

Les quatre hommes originaires de Grenoble étaient partis le 12 octobre à l'assault du sommet Paldor (5.896 mètres) à 70 km au nord de Katmandou et avaient organisé un rendez-vous avec des amies, Stefania Paolik et Carole Toigot, le 5 novembre. "Nous étions censées les rencontrer le 5 novembre mais ils ne sont pas venus", a déclaré Stefania Paolik. Selon elle, "c'étaient des alpinistes extrêmement chevronnés. L'un d'eux avait déjà travaillé comme guide de montagne, un autre achevait sa formation et deux autres étaient très expérimentés", a-t-elle ajouté. Les alpinistes avaient pris assez de vivres avec eux, mais sans surplus, et étaient équipés d'un téléphone satellitaire, a-t-elle précisé.

L'ambassade de France au Népal a confirmé la disparition des quatre Français (Jean-Baptiste Moreau, Raphaël Perissin, Vincent Villedieu et Stefan Cieslar). L' expédition qui devait avoir lieu mercredi, a été reportée à jeudi pour des raisons techniques, a-t-on appris auprès du ministère des Affaires étrangères à Paris. Un "problème d'hélicoptère" est à l'origine de ce "contretemps", a indiqué un porte-parole du Quai d'Orsay. Le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy, a indiqué que cette expédition, qui doit comprendre six guides de haute-montagne népalais et deux proches des disparus, aurait lieu "à partir de demain matin" -jeudi- pour tenter de les retrouver.

Victime d'une avalanche?

Olivier Mansiot, guide de haute-montagne à Grenoble a confirmé que deux des quatre alpinistes disparus étaient bien originaires de Grenoble. Selon lui, les chances de les retrouver vivants "ne sont que de 5%". Ils sont tous deux sont des alpinistes de très haut niveau qui ont réalisé, parfois ensemble, les ascensions les plus difficile dans les Alpes.  Interrogé sur LCI, il a précisé: "dix jours, c'est très long en haute-montagne et, à ma connaissance, il n'y a eu aucun contact avec eux", a-t-il ajouté.

"Pour moi, comme ils progressaient en deux cordées, ils n'ont pas été victimes d'un accident technique mais d'une avalanche", a-t-il estimé. "La reconnaissance aérienne (prévue) mercredi nous permettra peut-être de les retrouver ou de confirmer qu'ils sont morts à cause d'une avalanche, mais il est probable qu'on ne verra pas grand chose car, dans ces massifs, les avalanches se succèdent et recouvrent tout", a-t-il ajouté. Les quatre hommes ont été vus vivants par des villageois pour la dernière fois le 13 octobre lorsque cinq porteurs les avaient accompagnés de la bourgade de Syabrubesi jusqu'au camp de base du mont Paldor.

Le président de l'Association népalaise d'alpinisme est plus optimiste. "Jusqu'ici, il semble qu'il n'y ait pas de traces des (quatre) hommes et jusqu'à ce que nous en trouvions, on peut garder espoir", a estimé Ang Tsering Sherpa, . "Il y a eu tellement d'incidents similaires où les gens ont fini par revenir vivants", a-t-il ajouté. Le Paldor présente peu de risques d'avalanches et la voie d'escalade est "l'une des plus faciles" des sommets de ce type au Népal, selon lui. "Une corniche a pu tomber sur eux", a-t-il avancé. L'agence de trekking qui leur a obtenu le permis d'escalade a confirmé que les quatre hommes étaient des "professionnels" et que le temps était clément au moment de leur départ.

(D'après agence)

le 14 novembre 2006 à 07:13
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7 Commentaires

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  • Chika, le 15/11/2006 à 17h34

    C'est triste mais tous les sports de l'extrême on parfois une fin tragique

  • Anne, le 15/11/2006 à 10h24

    Je suis d´accord avec Ivan de Bruxelles !Merci de bien vouloir penser aux familles des 4

  • Ivan, le 14/11/2006 à 18h19

    Patrice de Nice, il n'y a pas que l'argent qui compte!!!!! Crevarrrrrrre!!!

  • Vastre, le 14/11/2006 à 11h51

    Il y a beaucoup moins de disparitions et de morts au Népal qu'en Irak. De surcroît on trouve plus de volontaires pour se promener au Népal que pour faire la guerre en Irak. C'est leur choix !

  • Debras, le 14/11/2006 à 11h39

    Le goût du rique est toujours le plus fort chez les aventuriers..c'est un combat entre les hommes et la nature.. dur combat..souhaitons-leur bonne chance ..."et que la force soit avec eux " !!!

  • Patrick, le 14/11/2006 à 11h03

    Bonjour en partant ils savaient les risques qu'ils prennaient meme des alpinistes chevronnes ne sont pas a l'abri des accidents en montagne maintenant il vas falloir des moyens pour aller les chercher qui vas payer

  • Delphine, le 14/11/2006 à 09h11

    Encore une histoire douteuse de disparition au Népal... un enlèvement? J'espère qu'on les retrouvera sains et saufs très rapidement...

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