© AFPDeux ans après la catastrophe, la Cour des comptes fait, dans un rapport publié mercredi sur l'aide des Français aux victimes du tsunami, un constat mitigé sur l'emploi des dons et l'information aux donateurs. Les comptes de 17 ONG, sans être jugés "non conformes", font l'objet de "réserves" : affectation très lente des dons, manque, dans certains cas, d'information aux donateurs, mais aussi financement d'opérations sans lien avec la catastrophe et imprécisions comptables.
La juridiction exprime en particulier sa "préoccupation" devant l'importance des dons inutilisés fin 2005, notamment pour la Croix-Rouge française (85% des fonds non utilisés) et le Secours catholique (80%), qui totalisent à eux deux près de la moitié des dons (46,4%), tout en notant que des programmes prévus jusqu'en 2010, devraient utiliser tous les fonds.
15 ont reçu un satisfecit
Après cette catastrophe sans précédent (240.000 morts) ayant entraîné des dons records, 330 millions pour les organismes d'aide, la cour a effectué un travail gigantesque, mobilisant pendant plusieurs mois, en 2005, 24 magistrats, qui ont mené 20 missions en Indonésie, au Sri Lanka, en Thaïlande. Sur les 32 organismes examinés, 15 ont cependant reçu un satisfecit.
La Cour note par ailleurs "l'exception de Médecins du monde" qui a informé les donateurs a posteriori que les 3,4 millions d'euros donnés (sur un total de dons 11,4 millions d'euros) après des demandes d'aide par courriers ciblés sur le tsunami, ont été dès le départ affectés à d'autres causes. "Préoccupée par les conditions d'utilisation des ressources non employées", elle conclut aussi qu'elle ne s'opposerait pas à "une réaffectation partielle des dons", à condition d'informer les donateurs.
D'après agence
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