La navigatrice Maud Fontenoy, partie en octobre 2006 faire le tour du monde à l'envers © TF1-LCIMaud Fontenoy ne se sera laissée abattre que quelques heures. Moins de 24 heures après avoir démâté en plein océan indien, la navigatrice partie il y a 4 mois pour réaliser le tour du monde à l'envers a repris le dessus. Elle a passé la nuit à déblayer le pont, avec sa scie et son couteau. Elle a dû déchirer sa voile afin qu'elle coule, qu'elle débarasse le bateau du mât de 25 mètres, qu'elle coupe des cables de plus de 2cm. Un travail long et ardu qu'elle est fière d'avoir accompli, même si elle a les mains en sang. "C'est maintenant un bateau sein, c'est le meilleur qu'un canot de sauvetage qui existe".
Et maintenant, elle veut finir son tour. Au moins essayer. Avant le démâtage samedi, elle était à 10 jours de la Réunion, de sa victoire. Désormais, "il faut que je me force à me reposer, à manger, à boire. La prochaine étape, c'est de construire un gréement de fortune (ndlr : un mât de remplacement). Je vais voir si je m'en sors. Et après je pourrais commencer à avancer", si les conditions météo le permettent, pour enfin atteindre La Réunion, toute seule : son "grand rêve". Mais, Maud Fontenoy ne veut pas trop promettre non plus : "Je ne sais pas si j'y arriverai. Comme dit ma maman, à chaque jour suffit sa peine".
Un bateau d'assistance australien, affrété par le groupe L'Oréal, cinglait toutefois vers le voilier de Maud Fontenoy dimanche. Le Thakka, un bâtiment de 35 mètres et de type remorqueur de haute mer avec huit hommes d'équipage, devrait la rejoindre dans quatre jours.
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