Céline Cordelier, otage française en Afghanistan, à sa libération le 28 avril 2007 © LCI-TF1Céline Cordelier a posé dans la nuit de samedi à dimanche le pied sur le sol français mais son cœur et son esprit sont restés dans les montagnes d'Afghanistan. "Ma liberté n'est rien sans la leur", avait-elle déclaré plus tôt, suppliant ses anciens geôliers de libérer son compagnon français, Eric Damfreville, et les trois Afghans travaillant pour Terre d'Enfance.
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| Le message de Céline Cordelier |
Les conditions du départ de Céline Cordelier, retenue plus de trois semaines en otage, ont été entourées de la discrétion qui a prévalu durant toute sa captivité. Ce n'est d'ailleurs que dimanche que le patronyme de la jeune captive a été révélé ainsi qu'une idée de son âge "entre 20 et 30 ans". Selon une source proche du dossier, la jeune femme a été conduite "dans un endroit tranquille où elle se repose et va subir des examens médicaux". Elle sera ensuite interrogée par des membres des services secrets.
Un signe de Paris
Les fondamentalistes ont accordé un délai supplémentaire d'une semaine pour que soient respectées leurs revendications, en particulier un retrait du millier de soldats français d'Afghanistan et la libération de plusieurs prisonniers. Vendredi, Paris a adressé un signal aux ravisseurs en soulignant que la France n'avait "pas de vocation" à rester militairement présente dans le pays.
Les talibans ont exécuté plusieurs de leurs otages afghans mais ont toujours libéré les Occidentaux. Critiqué pour avoir relâché des détenus talibans afin de sauver la vie du journaliste italien Daniele Mastrogiacomo le mois dernier, le président afghan Hamid Karzai avait assuré qu'un tel échange ne se répéterait plus "avec personne, ni aucun autre pays".
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