Les deux otages français en Afghanistan, enlevés début avril 2007 © TF1-LCIQuelques heures de répit de plus pour les deux otages français de l'ONG "Terre d'Enfance" retenus en Afghanistan, et dont on ne connaît que les prénoms, "Eric" et "Céline" : un porte-parole des talibans a fait savoir ce vendredi que l'ultimatum fixé par les ravisseurs à la France expirait non pas dans la journée, mais samedi. L'exigence reste la même : le retrait des troupes françaises du pays ; "faute de quoi, la position de l'Emirat islamique (ainsi que se désignent eux-mêmes les talibans) envers les prisonniers étrangers est claire et sera bientôt appliquée".
Interrogé vendredi sur Europe 1, le ministre des Affaires étrangères Philippe Douste-Blazy a assuré que la France "fait tout" pour que ses deux ressortissants soient libérés "rapidement", en assurant par ailleurs qu'elle "n'a pas de vocation à rester" en Afghanistan.
Une présence française "pas décisive", selon Sarkozy
"J'ai pris bonne note, bien sûr, de ce que le porte-parole des talibans a dit il y a quelques heures, disant qu'ils étaient en bonne forme", a ajouté le ministre. Un porte-parole des talibans avait déclaré jeudi que les deux Français enlevés le 3 avril "sont en bonne santé, en bonne forme" mais qu'il n'y avait "pas de négociation majeure directe ou indirecte".
Jeudi soir déjà, le candidat de l'UMP à l'élection présidentielle, Nicolas Sarkozy, avait estimé que "la présence à long terme des troupes françaises" en Afghanistan ne lui semblait "pas décisive".
Paris dispose actuellement d'un millier d'hommes au sein de la force internationale de l'Otan (Isaf), et ses avions Rafale appuient les troupes internationales luttant contre l'insurrection des talibans. Les talibans, qui dans le passé ont exécuté plusieurs de leurs otages afghans mais ont libéré les étrangers, avaient, le 20 avril, donné une semaine à la France pour retirer ses troupes.
D'après agence
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