Les deux otages français en Afghanistan, enlevés début avril 2007 © TF1-LCIA quelques heures de l'expiration d'un ultimatum des talibans, la France poursuivait jeudi ses efforts dans une discrétion absolue pour sauver deux travailleurs humanitaires menacés de mort. L'ONG Terre d'enfance, pour laquelle travaillaient les deux Français, a "imploré" les ravisseurs de "laisser la vie sauve" à "Eric" et "Céline", ainsi qu'à leurs trois collègues afghans, Azrat, Hashim et Rasul, dans un communiqué, jeudi.
"Nous implorons les ravisseurs de laisser la vie sauve à ces cinq volontaires et demandons aux autorités locales et nationales afghanes de faire tout ce qui est en leur pouvoir pour obtenir leur libération", souligne l'appel du président de Terre d'enfance, Antoine Vuillaume.
De son côté, un porte-parole des talibans, Yousuf Ahmadi, a déclaré jeudi que les deux Français enlevés le 3 avril dans une province reculée du sud-ouest, "sont en bonne santé, en bonne forme" mais qu'il n'y avait "pas de négociations majeure directe ou indirecte". "Ils mangent bien et ils sont nos invités", a dit ce porte-parole, en ajoutant toutefois qu'il n'y avait "aucun développement particulier de l'affaire". Le ministère français des Affaires étrangères a "pris note de ces déclarations" mais n'a pas souhaité les commenter "conformément à la ligne de conduite de discrétion à laquelle nous nous tenons depuis le début".
ONG Terre d'Enfance
Les talibans, qui dans le passé ont exécuté plusieurs de leurs otages afghans mais ont libéré les étrangers, avaient, le 20 avril, donné une semaine à la France pour retirer ses troupes d'Afghanistan. "Faute de quoi, la position de l'Emirat islamique (les talibans) envers les prisonniers étrangers est claire et sera bientôt appliquée", avait ajouté le communiqué des talibans en référence à une possible exécution des otages.
Le président Jacques Chirac "suit toujours très attentivement la situation" et a appelé personnellement son homologue afghan Hamid Karzaï à deux reprises. Les autorités afghanes ont refusé de commenter l'ultimatum et assuraient poursuivre leurs enquêtes. "Tous nos services concernés travaillent sur cette affaire et font de leur mieux", a assuré jeudi le ministère afghan de l'Intérieur.
(D'après agence)
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