Abdullah Gül se retire de la course à la présidence

le 06 mai 2007 à 11h41 , mis à jour le 06 mai 2007 à 17h10

Le scrutin ayant été une nouvelle fois boycotté par l'opposition, le quorum n'a pu être atteint au Parlement turc pour l'élection du président.

LCI-TF1, Abdullah Gül le 14 sept 2006Abdullah Gül le 14 sept 2006 © LCI

Le ministre turc des Affaires étrangères Abdullah Gül, seul candidat en lice dans l'élection présidentielle en Turquie, n'a pas pu être élu dimanche faute d'un quorum nécessaire au parlement, et a annoncé qu'il retirait officiellement sa candidature.

Le président du parlement a procédé à deux décomptes des députés présents pour pouvoir ouvrir le scrutin. Mais le quorum des deux-tiers des députés, soit 367, n'ayant pas été atteint, il a levé la séance. 356 puis 358 députés ont été recensés lors de ces deux décomptes, alors que l'AKP dispose de 352 députés sur 550 sièges et que l'opposition, comme au tour précédent, avait boycotté la séance.

La contre-attaque d'Erdogan

Lors d'un premier tour du scrutin présidentiel le 27 avril, le numéro deux du Parti de la Justice et du Développement (AKP), issu de la mouvance islamiste, avait obtenu 357 voix sur les 367 requises pour être élu. Sa candidature s'est heurtée à l'hostilité de l'armée et d'une partie de l'opinion publique, qui s'affirment soucieuses de préserver le caractère laïque de la République.

Le premier tour de l'élection a été annulé le 1er mai par la Cour constitutionnelle, selon laquelle les deux-tiers des députés devaient être présents pour que le vote puisse être valable. Quatre jours auparavant, l'armée, hostile à l'idée qu'un ancien islamiste puisse devenir président de la République - et donc théoriquement le garant de ses principes laïques - avait manifesté son opposition dans un communiqué virulent accusant le gouvernement de remettre en cause la laïcité. Le gouvernement avait vivement répondu que les militaires devaient rester sous l'autorité du Premier ministre.

Les deux camps ont trouvé une sortie de crise avec l'annonce par le gouvernement d'élections législatives anticipées le 22 juillet, au lieu du 4 novembre. Le Premier ministre Recep Tayyip Erdogan a toutefois dans le même temps présenté au parlement une série d'amendements constitutionnels dont le principal prévoit l'élection du président au suffrage universel.

D'après agence

le 06 mai 2007 à 11:41
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