Les deux otages français en Afghanistan, enlevés début avril 2007 © TF1-LCILa France a assuré vendredi, à la veille de l'expiration d'un ultimatum des talibans, avoir pris "tous les contacts" pour obtenir la libération d'un Français et de ses trois accompagnateurs, otages en Afghanistan. "Pour ce qui nous concerne, il va de soi que nous avons pris et que nous continuons de prendre tous les contacts utiles et possibles", a déclaré le porte-parole du ministère des Affaires étrangères. Interrogé pour savoir si la France encourageait le gouvernement afghan à faire de même, le porte-parole a répondu : "Nous considérons que tous les contacts utiles et possibles doivent être pris".
Les talibans ont affirmé vendredi que Paris et Kaboul n'avaient "même pas essayé" de les contacter, alors que "l'expiration de l'ultimatum approche". "Le gouvernement français et le gouvernement afghan n'ont, non seulement, pas accepté nos demandes, mais ils n'ont même pas essayé de nous contacter", a déclaré un porte-parole des talibans. Le ministère des Affaires étrangères n'a pas souhaité "faire de commentaire spécifique" sur ces déclarations. "La discrétion est un élément essentiel", a souligné le quai d'Orsay. "Nous sommes pleinement mobilisés depuis le début de cette affaire pour obtenir la libération des otages dans les délais les plus brefs", a-t-il réaffirmé.
En libérant samedi dernier Céline Cordelier (lire notre article), enlevée avec son collègue Eric Damfreville et leurs trois accompagnateurs afghans, le 3 avril dans le sud de l'Afghanistan, les talibans avaient fixé un nouvel ultimatum au 5 mai, sans horaire précis. Jeudi, deux porte-parole des talibans avaient réitéré leurs demandes - le retrait des troupes françaises d'Afghanistan ou la libération de prisonniers talibans - et indiqué qu'un conseil de leur direction déciderait du sort des otages.
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