Le drapeau de la Turquie © LCILes députés turcs ont adopté jeudi à l'issue d'un vote final, une réforme constitutionnelle dont la disposition clé est l'élection du chef de l'Etat au suffrage universel, a annoncé le président de l'assemblée. 370 députés ont voté pour et 21 contre le projet du Parti de la justice et du développement (AKP, issu de la mouvance islamiste), qui avait été adopté en première lecture mardi.
Le projet avait été adopté une première fois le 10 mai, mais il avait été rejeté par le chef de l'Etat Ahmet Necdet Sezer. La disposition la plus importante mais aussi la plus controversée du paquet d'amendements, est l'élection du président au suffrage universel à deux tours, pour un mandat de cinq ans renouvelable une seule fois, au lieu d'un septennat unique actuellement. Necdet Sezer a désormais deux options devant lui : il peut soit promulguer les amendements, soit convoquer un référendum.
Législatives tous les quatre ans
L'AKP a déposé ce projet après avoir échoué début mai à faire élire au parlement son candidat à la présidence, le chef de la diplomatie Abdullah Gül, au terme d'une crise et d'une confrontation avec l'armée, gardienne de la laïcité, qui a amené le gouvernement à convoquer des législatives anticipées le 22 juillet.
Outre l'élection du chef de l'Etat au suffrage populaire, le texte prévoit d'organiser des élections législatives tous les quatre ans, au lieu de cinq. Le principal parti d'opposition au parlement, le parti républicain du peuple (CHP) et une grande partie de la société civile s'ont opposés aux réformes. Ils estiment qu'elles sont proposées sans débat préalable et qu'elles apportent un changement de régime en Turquie qui vit depuis sa création en 1923 dans un système parlementaire.
D'après agence
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