Jacques Chirac et Hu Jintao, le président chinois, le 26 octobre 2006 à Pékin. © TF1/LCIAprès la guerre déclarée aux gens qui crachent par terre et à ceux qui doublent dans les files d'attente, Pékin s'attaque aux chauffeurs de taxi. Selon le quotidien pékinois The First, les autorités veulent leur interdire d'avoir la tête rasée ou même d'avoir une barbe. Deux mois auparavant, les femmes conductrices aux coupes de cheveux "trop extravagantes" étaient également bannies. La raison de ces mesures autoritaires ? Les Jeux olympiques qui se tiendront dans un an à Pékin. Car, toujours selon le quotidien, il faut "donner une bonne impression" aux clients.
Autres personnes visées : les sans-abri et les mendiants, dont Pékin entend débarrasser les principales stations de métro. Le journal Beijing News annonce que des équipes de contrôleurs vont patrouiller dans quatre lignes clé pour chasser les mendiants, les vendeurs et les artistes qui se massent dans les stations de métro pendant l'été pour échapper à la chaleur. "Ce type de conduite trouble l'ordre public", a déclaré au journal un responsable de la compagnie du métro. Mendiants et sans-abri pourront donc être arrêtés et remis aux autorités.
Depuis plusieurs mois, le gouvernement chinois mène également une campagne visant à ancrer le "civisme" dans le comportement de la population. Mais pour le Centre pour le droit au logement et contre les expulsions forcées, basé à Genève, le plus choquant reste les 1,25 million de personnes qui ont été déplacées par Pékin en vue des Jeux olympiques.
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