La participation, un "enjeu majeur" pour Moscovici. © TF1/LCIEntre 31 et 43 sièges selon les sondages à la sortie des urnes, alors qu'il lui en faut au moins 64 sur les 121 en jeu pour conserver sa majorité. Si les chiffres se confirment, la coalition du Premier ministre conservateur japonais Shinzo Abe essuirait une très lourde défaite lors des élections sénatoriales de dimanche, perdant sa majorité à la Chambre haute. Le Parti libéral-démocrate (PLD) de Shinzo Abe, allié avec le petit parti bouddhiste Nouveau Komeito, avait jusque là 76 sièges. Les démocrates, principal parti d'opposition, obtiendraient entre 55 et 65 sièges, selon des sondages de sortie des urnes diffusés par la chaîne publique de radio-télévision NHK.
Quelque 100 millions de Japonais étaient appelés aux urnes ce dimanche pour renouveler la moitié des 242 sièges du Sénat. Cette élection constitue le premier test électoral national depuis que Shinzo Abe est arrivé au pouvoir, il y a 10 mois, sur la promesse de renforcer la sécurité, de réviser la Constitution pacifiste et d'encourager la croissance économique.
Corruption et scandales
Les observateurs politiques s'attendaient à une telle défaite du parti de Shinzo Abe. Confronté à ses premières élections depuis son arrivée au pouvoir en septembre 2006, Shinzo Abe âgé de 52 ans, le plus jeune Premier ministre de l'après-guerre, a exclu de démissionner malgré la défaite cinglante de sa coalition, a affirmé la télévision publique NHK. Mais il préparerait un remaniement de son cabinet qui pourrait intervenir fin août, selon l'agence Kyodo.
Le chef du gouvernement a vu sa cote de popularité chuter vertigineusement en raison d'une série de scandales de corruption et, surtout, de la révélation d'un monumental fiasco dans la gestion du système de sécurité sociale, à cause duquel environ 50 millions de dossiers de retraite se sont purement et simplement volatilisés. De nombreuses personnes âgées se sont vues refuser toute pension après avoir parfois cotisé pendant des décennies, l'administration ayant perdu toute trace de leurs versements passés.
Le Premier ministre, un "faucon" en politique étrangère qui ne cache pas ses idées nationalistes, a bâti son programme sur un projet de réforme de la Constitution pacifiste de 1947 afin de permettre au Japon d'avoir une véritable armée et d'accroître son rôle dans le monde, et sur une réforme de l'éducation afin notamment d'enseigner le "patriotisme" à l'école.
Avec Agence
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