Le chef des insurgés tué lors de l'assaut © TF1/LCIL'assaut de l'armée pakistanaise sur la Mosquée rouge d'Islamabad dure depuis des heures : il a débuté en pleine nuit, mardi vers quatre heures du matin. Il a déjà fait plusieurs dizaines de morts, dont le chef présumé des irréductibles, Abdul Rashid Ghazi. Selon les forces pakistanaises, il aurait été tué par des militants islamistes alors qu'il tentait de se rendre aux soldats. Selon une autre version, il serait mort en tentant une sortie avec d'autres combattants. Ghazi avait affirmé que 1800 personnes se trouvaient à ses côtés, promettant qu'ils étaient prêts à mourir en martyrs plutôt que de se rendre. Leur sang déclencherait la "révolution islamique", avait-il promis.
Pour le reste, on sait peu de choses des combats : le dernier bilan annoncé par l'armée en fin de matinée était d'une cinquantaine de militants islamistes tués, ainsi que huit soldats. Mais depuis, le nombre des morts s'est sans doute beaucoup alourdi tant les affrontements sont intenses. "Il y a des cadavres partout", a indiqué un homme retranché dans la mosquée et interrogé au téléphone par l'AFP. Sur les otages retenus par les insurgés (en grande partie des femmes et des enfants présents dans cette mosquée abritant également une école coranique) les informations sont peu précises. Une soixantaine de femmes et d'enfants sont sortis de l'édifice mais, selon les autorités, une centaine de militants commandés par des proches d'Al-Qaïda retiennent trois à quatre cents étudiants en tant que "boucliers humains".
Le chef présumé des irréductibles introuvable
L'armée progresse "pas à pas... afin de faire en sorte que ne survienne aucun dommage collatéral non nécessaire", a expliqué un haut-gradé pakistanais, porte-parole de l'armée. Les forces de sécurité fouillent une à une les 75 pièces que compte le complexe. "Des femmes et des enfants sont dans les sous-sols", a-t-il indiqué sur la télévision publique.
A l'heure qu'il est, l'assaut se poursuit. De fortes explosions et des échanges nourris de coups de feu sont audibles hors de la mosquée tandis que montent des panaches de fumée noire, probablement provoqués par l'incendie d'une école coranique de filles attenante. Les radicaux opposent "une vive résistance" à l'aide d'armes automatiques, de grenades et de lance-roquettes, a concédé le porte-parole de l'armée. Les forces pakistanaises assurent contrôler la plus grande partie du site. Mais outre les sous-sols, les islamistes continuent à contrôler les quartiers des domestiques. Certains se sont retranchés dans les minarets d'où ils tirent sur les assaillants.
D'après agence
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